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#401 : Le doute

Titre VO   Scarlet Ribbons
Titre VF   Le doute
Ecrit par   Bruno Heller
Réalisé par   Charles Beeson
Diffusé le   22 septembre 2011 (CBS)
 
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En prison pour avoir tué son némesis, Patrick Jane doit prouver que l'homme qu'il a tué était bien John Le Rouge. Pendant ce temps, Lisbon pousse Van Pelt à aller voir un psychologue après la mort de son fiancé, le détective O'Laughlin.

Audience US : 13,56 millions de téléspectateurs (2.8%)

Audience Fr : 8,61 millions de téléspectateurs

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Titre VO
Scarlet Ribbons

Titre VF
Le doute

Première diffusion
22.09.2011

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Trailer CBS

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Flashback :

Pinewood Shopping Mall à Sacramento, CA. Patrick Jane tire sur un homme qui s’effondre sur le sol.

Patrick s’assoit à une table et pose sur celle-ci l’arme avec laquelle il a tiré. Patrick Jane est encerclé par deux agents de sécurité du magasin.

 

Retour au présent :

Patrick Jane est en salle d’interrogatoire. Deux agents, un homme et une femme entrent pour l’interroger. Un des deux agents lui demande de raconter sa version des faits. Il répond qu’il a tué John Le Rouge. Patrick dit que son meurtre était justifié puisqu’il a tué l’homme qui a tué sa femme et sa fille. L’agent lui demande comment il peut être sûr d’avoir tué John Le Rouge. Jane répond que c’est parce que l’homme lui a dit et qu’en plus il a dit des choses sur sa femme et sa fille que seul John Le Rouge savait comme leur odeur la nuit où il les a tuées. Patrick informe les agents que l’homme avait un revolver et qu’en plus si son portable est vérifié il constaterait qu’il a reçu un appel à 1h15 d’un agent du FBI, Craig O’Laughlin, complice de John Le Rouge.

L’homme agent dit à Patrick que l’homme qu’il a tué s’appelle Timothy Carter. Un homme d’affaires local respecté, un père et un mari dévoué et sans aucun antécédent avec la justice. Le portable de Carter a été vérifié, il n’a reçu aucun appel et aucune arme n’a été retrouvée.

Pour l’agent, soit Jane est un menteur, soit c’est un fou et il a tué un innocent.

Sacramento County Courthouse. Bertram vient voir Ardiles. Ardiles dit à Bertram qu’il ne peut pas réduire la caution de Jane. Bertram lui dit que ce n’est pas ce qu’il souhaite qu’il veut au contraire que Jane aille en prison aussi longtemps que possible. Bertram dit qu’il veut ça pour limiter les dégâts. Il ajoute qu’il veut qu’ainsi toute la tempête passe pendant que Jane sera en prison.

Salle d’audience : Ardiles expose au juge les faits. Il dit que cela peut entraîner la peine de mort. Ardiles demande que la caution soit fixée à 1 million de dollars. Jane a décidé de se représenter lui-même. Le juge lui dit que c’est rarement une bonne idée. Jane ne présente pas d’objection sur la caution et se dit content de rester quelques temps en prison. Il souhaite avoir un peu de temps pour penser à ce qui vient d’arriver.

A l’hôpital, Bertram rend visite à Lisbon. Bertram vient lui présenter ses respects et celles de ses collègues de bureau. Bertram lui explique qu’elle et son équipe sont à ce jour suspendus. Bertram dit à Lisbon médusé que c’est parce qu’elle a laissé Jane agir et tué un homme innocent. En plus, Lisbon a emmené Bertram dans un mensonge dans le but de prouver que lui son patron faisait partie d’une vaste conspiration criminelle. Lisbon demande ensuite au sujet de Jane. Bertram lui dit de l’oublier. Puis il s’en va.

Jane est en prison. Lisbon vient lui rendre visite. Jane demande à Lisbon ce qu’elle vient faire ici alors qu’elle devrait encore se trouver à l’hôpital. Lisbon ne comprend comment Jane a pu tuer un homme innocent et non armé. Jane dit qu’il était armé et que quelqu’un a dû prendre l’arme et remplacer le téléphone portable. Lisbon croit en la véracité de Jane mais elle doute que le jury en face de même.

Van Pelt arrive au CBI et salut ses collègues. Van Pelt est venue récupérer ses affaires. Cho et Rigsby s’inquiètent pour elle mais elle dit aller bien. Lisbon arrive à son tour. Elle dit à ses collègues qu’ils doivent enquêter et sortir Jane de prison. Lisbon dit qu’il faut prouver que Carter était John Le Rouge. Pour Rigsby cela va être difficile sans leur badge. Lisbon demande à Cho et Rigsby de se concentrer sur le revolver et le portable. Cho propose de visionner la vidéo car la personne qui a pris tout ça doit se trouver dessus. Lisbon et Van Pelt vont se renseigner sur Carter.

Risgby et Cho sont au magasin et vont voir l’homme qui visionne les vidéos du magasin. L’homme veut bien donner une copie de la vidéo mais veut un mandat il dit que c’est le protocole. Cho raconte à l’homme qu’il n’y a pas de mandat car ils sont tous suspendus. L’agent accepte de tirer une copie.

Van Pelt et Lisbon rendent visite à Mme Carter. Mme Carter affirme que son mari n’était pas John Le Rouge. Pour Mme Carter son mari était le plus gentil et le plus doux. Cela faisait trois ans qu’elle et son mari étaient mariés. Il était au centre commercial pour lui acheter un cadeau d’anniversaire. Carter avait même reçu des recommandations du shérif quand il a participé aux recherches sur la disparition de Debbi Lupin, une jeune fille de leur église. Cela fait six semaines que cette jeune fille de dix ans a été portée disparue. Lisbon veut que Van Pelt soit suivie par un psychologue mais celle-ci s’y oppose. Pourtant après une fusillade c’est la règle à suivre.

Lisbon retourne voir Jane en prison. Pour elle Carter semble innocent, sa maison était très propre et sa femme avait l’air sincère à son sujet. Jane demande qu’elle est l’histoire de Carter. Lisbon raconte que c’est un enfant de missionnaire qui a grandi en Afrique. Carter a étudié et vécu à l’étranger jusqu’à ce qu’il déménage aux USA pour en y vivre en 2006. Jane pense qu’il s’agit d’une fausse identité puisque Carter a surgi en quelque sorte de nulle part il y a cinq ans. Jane pense qu’aider aux recherches d’une disparue fait de Carter un potentiel psychopathe. Jane a comme seule solution de sortir de prison pour aider à l’enquête. La caution ne semble pas un souci pour lui. Il appellera Lisbon dès qu’il aura l’argent. Jane veut que Lisbon mette la main sur les effets personnels de Carter.

Cho et Rigsby visionnent la vidéo. Ils sont dans un bar. Ils voient la serveuse se pencher au dessus de Carter. Le journal est toujours là. Puis un agent arrive. Le journal est encore là. Pour Cho pas de flingue.

En prison, Jane voit un grope d’hommes joués au poker. Il dit qu’il veut en être.

Rigsby discute avec le technicien présent sur la scène de crime. Le technicien affirme à Rigsby qu’il n’y avait pas d’arme sur la scène de crime.

Retour en prison : Jane fait tapis. L’homme le suit car il pense que Jane a un tic lorsqu’il bluffe. En fait, Jane retourne son jeu et affiche une royale. Il a fait exprès d’afficher un tic.

Dans un parking sous-terrain un homme donne à Lisbon un sachet rempli d’argent.

Jane sort de prison attendu par Lisbon. En voiture, Lisbon demande à Jane comment il a eut l’argent. Il lui répond tout d’abord ironiquement qu’il a tué une balance puis il reconnaît avoir jouer aux cartes et gagner. Jane souhaite aller voir Sally Carter.

Cho parle avec la serveuse. Il lui demande si elle a remarqué le journal que portait Carter. Carter a dit à la serveuse « Dites à Sally et Charlaine que je les aime. ». Et après il est mort. Selon la serveuse l’agent de sécurité était flippant car il ne voulait pas qu’elle reste vers Carter. L’agent de sécurité s’appelle Ron Deutcsh. Ron n’est pas venu travailler aujourd’hui alors qu’il aurait dû. Cho veut son adresse.

Lisbon et Jane vont chez Carter. Lisbon dit que c’est pour donner à Mme Carter les effets personnels de son mari à la personne qui les reçoit. Mme Carter entre dans la pièce où se trouve Jane et Lisbon et est surprise de trouver Jane. Jane lui explique qu’il devait lui parler de vive voix. Mme Carter affirme à Jane qu’il a tué un homme bien et quelqu’un qui n’a jamais transgressé aucune loi. Jane demande du thé.

Cho et Rigsby se rendent chez Deutcsh. Rigsby demande au gérant d’ouvrir la porte mais celui-ci veut un mandat. Pendant qu’il s’en va voir avec leur chef, Rigsby prétend entendre des bruits de lutte. Cho casse la porte et les deux agents pénètrent à l’intérieur. Cho et Rigsby trouvent le gardien de sécurité mort électrocuté dans sa baignoire. Rigsby informe Lisbon par téléphone. Jane souhaite utiliser la salle-de-bain de Sally. Il en profite pour fureter ça et là dans la maison. Jane revient dans la cuisine et prend le trousseau de clés de Tim Carter. Il demande à Sally le sien. Elle a six clés sur son trousseau. Le trousseau de son mari comporte sept clés. Sally exige de Lisbon et Jane qu’ils quittent sa maison après s’être énervée sur le questionnement de Jane et de la clé supplémentaire sur le trousseau de Tim.

Dans la voiture avec Lisbon, Jane lui demande de faire le tour du pâté de maisons. Jane demande à Lisbon de s’arrêter puis il descend du véhicule. Là il parle à Lisbon de sa blessure lui demande si elle peut courir. Puis il lui dit qu’il va s’introduire dans la maison. Lisbon proteste mais c’est trop tard, Jane est déjà parti.

Jane passe par l’arrière de la maison, s’aide d’un arbre puis pénètre par la fenêtre qu’il avait laissé ouvert. Puis, il referme la fenêtre et se cache dans un placard.

Le soir venu, Lisbon attend toujours dans sa voiture. Jane est toujours dans le placard pendant que Mme Carter remercie ses invités de leur visite.

Mme Carter prend le trousseau de clés de son mari. Sally descend les escaliers qui conduisent à son sous-sol. Elle enlève des outils qui se trouvent sur un mur. Il s’agit en faite d’un leurre. Car la planche du mur s’ouvre. Derrière se trouve une porte. Sally prend la clé et ouvre la porte. Elle arrive dans une pièce avec canapé et télévision. Elle fouille les commodes à la recherche de ce qui ouvre la clé en plus.

Elle entre ensuite dans une autre pièce. Dans cette pièce il y a aussi une commode. Mais il y a surtout un lit avec Debbi Lupin enchaînée dessus. Debbi porte son regard sur Sally. Sally se met en colère et dit à la jeune fille de ne pas la regarder. Puis à nouveau Sally s’adresse à Debbi. Elle lui dit qu’elle sait, que Debbi sait s’en doute ce que la clé ouvre. Debbi dit qu’elle ne sait pas et qu’elle ne comprend pas. Alors Sally la gifle. Sally se met en colère et dit que Debbi et Tim lui ont caché des choses pendant tout le long. Tout à coup, Jane entre et dit que ça ouvre son casier à la salle de gym du CBI. Il ajoute que la bonne nouvelle c’est que son mari ne lui cachait rien et que c’était vraiment son âme sœur. La mauvaise nouvelle c’est qu’elle est en état d’arrestation. Lisbon arrive à son tour et demande à Sally de se mettre à genoux en mettant les mains sur sa tête.

Bertram discute avec Ardiles dans les couloirs du tribunal. Bertram parle de la jeune fille dans la cave et dit à Ardiles que ça change tout et qu’ils ne peuvent pas faire comme s’ils s’en fichaient. Il ajoute que les gens ont de la compassion et de la sympathie pour Jane maintenant. Ardiles répond que le district attorney lui demande de passer à la vitesse supérieure avec Jane. Bertram pense qu’il vaut mieux pour le bureau tracer un trait sur toute cette histoire. Bertram ne veut donc pas de peine de mort. Ardiles dit que par contre c’est un meurtre de premier degré.

Debbi Lupin est à la barre au tribunal. Elle raconte son calvaire. Debbi a failli sombrer mais Jane et Lisbon sont venus la délivrer. Jane demande à Debbi son opinion sur Timothy Carter. Pour elle, il s’agit d’un monstre. Jane la remercie et dit qu’il n’a plus de question. Debbi remercie Jane. Ardiles se lève pour lui poser une question. A savoir si Carter lui avait dit qu’il était John Le Rouge. Debbi dit que non et qu’il n’a jamais mentionné ce nom. L’interrogatoire de Debbi est terminé elle peut rejoindre sa place.

Ardiles fait son réquisitoire. Il dit que Jane affirmera que Carter était John Le Rouge. Rien ne prouve qui Carter était et s’il était un tueur en séries. Ardiles ajoute que le seul coupable à juger est Patrick Jane.

Jane fait son réquisitoire. Jane ne renonce pas à ce qu’il disait car Carter lui a dit qui il était. Qu’il était John Le Rouge. Rien ne peut le prouver car même la femme de Carter ne veut rien dire. Elle se tait. Jane continue sa théorie concernant Carter. Rien ne prouve son existence depuis 5 ans en arrière. Il est comme sorti de nulle part. Puis Jane dit qu’il n’est pas coupable du meurtre de Timothy Carter car Timothy Carter n’a jamais existé. Jane dit que John Le Rouge a commencé ses meurtres il y a 12 ans et que ses victimes sont quelque chose comme au nombre de 28. Jane raconte son histoire avec John Le Rouge le fait qu’il le recherche comme une vengeance personnelle. Il ajoute que c’est son droit et qu’il a le droit de tuer celui qui a tué sa femme et sa fille. Il ne dit pas qu’il ne doit pas être puni pour ce qu’il a fait mais il dit qu’il ne le regrette pas. Puis il conclu en regardant le jury et en disant « Qu’auriez-vous fait ? ».

Dans le couloir Lisbon attend le verdict. Elle est rejointe par le reste de son équipe. Elle est très nerveuse car au mieux Jane peut espérer une condamnation pour meurtre au second degré. Jane sortira alors de prison dans trois ou quatre ans. Le jury est de retour. Tout le monde retourne dans la salle du tribunal.

La présidente du jury se lève et dit qu’ils sont arrivés à une conclusion à l’unanimité. Tout le monde est surpris car Jane est reconnu non coupable. Bertram présent se lève et quitte la salle.

Jane sort du tribunal attendu par Lisbon qui boit un café !

Dans la voiture, Lisbon demande à Jane « et maintenant ? ». Il répond du thé. Lisbon lui demande si maintenant qu’il a eut sa vengeance s’il se sent mieux. Il lui dit que non qu’il se sent coupable. Coupable d’avoir déçu le jury. Jane reconnaît que Carter était un homme affreux mais que ce n’était pas John Le Rouge. Et que ce dernier est toujours vivant !

Fin…

Flashback :

Pinewood Shopping Mall à Sacramento, CA. Patrick Jane tire sur un homme qui s’effondre sur le sol.

Patrick s’assoit à une table et pose sur celle-ci l’arme avec laquelle il a tiré. Patrick Jane est encerclé par deux agents de sécurité du magasin.

Retour au présent :

Patrick Jane est en salle d’interrogatoire. Deux agents, un homme et une femme entrent pour l’interroger.

Détective Wade : Alors, Patrick... Ce n'est pas très encourageant. Vous voulez nous raconter votre version des faits, pour qu'on essaye de régler ça ?

Jane : C'est une longue histoire, mais, euh... L'homme que j'ai tué était John le Rouge.

Détective Miller : Donc vous reconnaissez l'avoir fait. Vous l'avez tué.

Jane : Oui. Je peux difficilement le nier, n'est-ce pas ? 500 témoins. (Wade sourit) C'était John le Rouge. (Il sourit.)

Détective Miller : John le Rouge, le fameux tueur en série ? Ce John le Rouge ?

Jane : Oui. Il a tué ma femme et ma fille.

Détective Miller : Donc ce que vous avez fait, selon vous, était un meurtre justifié.

Jane : Oui.

Détective Miller : Mais comment saviez-vous que c'était lui ?

Jane : Il me l'a dit.

Détective Miller : Et vous l'avez crû.

Jane : Il savait des choses sur ma femme et ma fille que lui seul pouvait savoir.

Détective Wade : Qu'est-ce que c'était ?

Jane : Leur odeur la nuit où il les a tuées.

Détective Wade (mal à l'aise) Ok. Donc est-ce que, euh, quelqu'un d'autre l'a entendu vous le dire ?

Jane : Non.

Détective Wade : Donc vous pouvez seulement affirmer qu'il l'a dit. Vous ne pouvez pas le prouver.

Jane : Non, mais le revolver qu'il avait joue certainement en ma faveur, non ? (Les deux agents échangent un regard.) Et si vous vérifiez son portable, il a reçu un appel à 1:15 d'un agent du FBI du nom de Craig O'Laughlin qui est, enfin, était un complice avéré de John le Rouge.

Détective Miller : Suivez-vous un traitement médical quelconque, Patrick ?

Jane (sourit d'un air amusé) Non. Quel est le rapport ?

Détective Wade : Voilà la chose. Vous nous avez raconté une bonne histoire. Si elle était vraie, vous pourriez probablement plaider pour homicide involontaire et prendre 5 ans, maximum.

Jane : Elle est vraie.

Détective Wade : Oui. Mais le problème, Patrick, c'est que l'homme que vous avez tué s'appelle Timothy Carter. C'est un homme d'affaires local respecté, un père et un mari dévoué sans aucun antécédent.

Jane : Non, c'est faux.

Détective Wade : Laissez-moi finir. Nous avons déjà examiné son portable. J'ai tous les détails ici. Il n'a reçu aucun appel de ce O'Laughlin. (Jane a l'air déstabilisé.) Aucun. Et devinez quoi ? Il n'avait pas de revolver sur lui.

Jane : Pas de revolver.

Détective Wade : Pas de revolver.

Détective Miller : Vous voyez pourquoi ce n'est pas encourageant.

Détective Wade : Il semblerait que soit vous nous avez raconté un paquet de mensonges, soit vous êtes devenu fou et vous avez tué un homme innocent.

Générique.

~~~~~~~~

Palais de justice de Sacramento. Gale Bertram salue Osvaldo Ardiles, qui signe un document.

Bertram : Ardiles. Hey, content de tomber sur vous.

Les deux hommes marchent dans le couloir.

Ardiles : Écoutez, pour gagner du temps, je suis désolé mais je ne peux pas réduire la caution de votre homme, Jane.

Bertram : Non, non. Je ne veux pas que vous le réduisiez. Non, au contraire, je veux que vous vous assuriez qu'il reste enfermé aussi longtemps que possible.

Ardiles (haussant les sourcils) Okay. C'est votre homme.

Bertram : Ne vous méprenez pas : ça me fend le coeur de voir un homme bien et un employé efficace comme Jane se démolir, mais il s'agit de limiter les dégâts maintenant. On doit s'assurer qu'il reste en sécurité à l'écart jusqu'à ce que cette tempête de conneries médiatique passe.

Ardiles : Compris. (Il part.)

Bertram : Bien.

~~~~~~~~

Salle d'audiences : Jane est assis seul dans sa tenue bleue de prisonnier et Ardiles est debout de l'autre côté. Bertram observe la scène dans le public. 

Ardiles : Votre honneur, l'accusé est accusé d'un crime odieux et inexplicable. Cela pourrait entraîner la peine de mort. (Le juge regarde alternativement Jane et Ardiles.) Il n'a pas de vie sociale, pas de domicile et doit être considéré comme quelqu'un à haut risque d'évasion. Je demande que la caution soit fixée à un minimum de un million de dollars.

Juge : M. Jane (Jane se lève), êtes-vous sûr de vouloir vous représenter vous-même ? C'est rarement une bonne idée.

Jane : Je suis sûr, votre honneur. J'apprécie votre préoccupation.

Juge : Très bien. Alors, à propos de la caution-

Jane : Oh, ça me va. Pas objection. 

Juge : Vraiment ? Vous avez un million de dollars ?

Jane : Non. Je suis... je suis content de rester un peu en prison pour le moment. J'ai besoin d'un peu de temps pour penser à tout ça.

Juge : Bien, on ne vas pas vous en empêcher. La caution est fixée à un million de dollars. (Il donne un coup de marteau.)

Bertram se lève et regarde Jane en fronçant les sourcils, l'air perplexe. Jane reste debout.

~~~~~~~~

Lisbon se réveille sur son lit d'hôpital.

Bertram (entre) : Agent Lisbon. Comment allez-vous ?

Lisbon (en souriant, l'air affectée par les médicaments) Pas mal, tout compte fait. Les calmants sont très efficaces, de nos jours. Avez-vous vu Jane ?

Bertram : Oh, dans la salle d'audience.

Lisbon : Comment allait-il ?

Bertram : Pas mal. Je voudrais vous présenter la sincère sympathie du bureau, ainsi que les miennes.

Lisbon (elle sourit) Merci. Le médecin dit que je devrais être sur pieds dans un jour.

Bertram : Oh, excellent, excellent. Mais... ne pressez pas votre rétablissement. Vous avez tout votre temps. Vous et votre équipe êtes suspendus à ce jour.

Lisbon (surprise) Suspendus ? Pourquoi  ?

Bertram (fronçant les sourcils) Vraiment ? Vous avez besoin de demander ? Vous avez autorisé un individu visiblement dérangé à mener vos activités. Vous l'avez autorisé à abattre un homme innocent.

Lisbon (haussant le ton) On ne le sait pas.

Bertram : Un homme innocent. En plus de quoi, vous m'avez embarqué dans un mensonge dans le but de trouver la preuve que moi, votre propre patron, faisais partie d'une vaste conspiration criminelle. Dois-je continuer ?

Lisbon : Mais vous ne pouvez pas faire ça. S'il vous plaît, ne-

Bertram : Shhh, restez calme, Lisbon. Concentrez-vous sur votre rétablissement. Nous reparlerons de votre statut quand vous aurez pleinement récupéré.

Il commence à partir.

Lisbon : Et Jane ?

Bertram : Oubliez-le.

Il sort sous le regard choqué de Lisbon. Elle se redresse en grimaçant.

Lisbon : Infirmière ?

~~~~~~~~

Dans la prison, Jane est escorté par un garde jusqu'au parloir. Lisbon est assise à une table. Il sourit et s'installe en face d'elle.

Jane : Alors, comment s'est passée votre semaine ?

Lisbon se met à rire, puis détourne la tête.

Jane (regardant son bras) : Vous devriez être à l'hôpital, que faites-vous ici ?

Lisbon : Je vais bien. Vous, par contre-

Jane : Oh, moi aussi je vais bien.

Lisbon : Vous avez tué un homme non armé devant 500 témoins. Vous n'allez pas bien.

Jane : Il avait un revolver. Quelqu'un a dû le prendre et remplacer son téléphone portable. C'est la seule explication possible.

Lisbon : Ça, ou alors vous êtes devenu dingue pendant un moment. (Elle détourne les yeux.)

Jane : Lisbon, regardez-moi. Je ne suis pas devenu dingue.

Lisbon : Je vous crois. Mais je ne suis pas sûre que ce soit le cas d'un jury.

Jane : Oui, c'est un problème, mais j'ai fait ce que je devais faire et je vivrai avec les conséquences. La prochaine fois que vous viendrez, pouvez-vous apporter des muffins à la myrtille ?

Un début de sourire apparaît sur le visage de Lisbon.

~~~~~~~~

CBI : Van Pelt entre dans les bureaux alors que Rigsby et Cho sont déjà en train de ramasser leurs affaires.

Van Pelt : Salut les gars. (Elle commence à vider son bureau.)

Les deux hommes s'approchent d'elle.

Rigsby : Grace, tu n'étais pas obligée de venir. On aurait pu te ramener tes affaires.

Van Pelt : Oh, ce n'est rien.

Rigsby : OK. Hum, comment vas-tu ? Tout va bien ?

Van Pelt (un peu crispée) : Oui, ça va.

Cho : Il y a deux jours, tu as dû descendre ton fiancé. Tu ne vas pas bien.

Rigsby (agaçé) Enfin, Cho...

Cho : Quoi ?

Rigsby : Tu étais obligé de le rappeler ?

Van Pelt : Écoutez, je vais parfaitement bien, et je ne veux pas en parler, ok ?

Lisbon les rejoint la tête basse.

Cho (surpris) Hey, patron.

Van Pelt : Vous n'êtes pas censée être à l'hôpital ?

Lisbon : Peu importe.

Rigsby : Mais vous devriez être-

Lisbon : Je vais bien. On doit enquêter et nous sortir nous et Jane de ce pétrin.

Cho : Et comment est-ce qu'on fait ça, exactement ?

Lisbon : Premièrement, on prouve que ce Thimothy Carter était John le Rouge.

Rigsby : Ça va être difficile. Comment est-ce  qu'on procède sans nos badges ? Ça viole les termes de la suspension, non ?

Lisbon : Oui, mais je ne vois pas d'autre solution. Vous en êtes ?

Cho : Oui.

Lisbon tourne la tête vers Van Pelt.

Lisbon : Grace, à quoi je pensais ? Vous devriez rentrer vous reposer. Les autres et moi on peut commencer.

Van Pelt : Sérieusement, je vais vraiment bien !

Lisbon : Non. Tu dois rentrer chez toi et te détendre.

Van Pelt : Je ne peux pas rentrer. Il faut que je travaille, il faut que je sois avec d'autres gens.

Elle continue de ranger pendant que les autres l'obsèrvent en silence.

Lisbon : Ok, tu as raison. Je ne peux pas te dire quoi faire. Si tu veux rester, reste. Ce sera un plaisir de t'avoir avec nous. [à Rigsby et Cho]  Vous deux, vous vous concentrez sur la recherche du revolver et du portable ?

Rigsby : On doit supposer qu'il a été pris avant d'arriver au QG. La scientifique y était, pas vrai ?

Cho : On doit jeter un coup d'oeil à la vidéo de sécurité du centre commercial. Celui qui a pris le flingue et le téléphone devrait être sur le film.

Lisbon : Grace et moi on va se renseigner sur Thimothy Carter. Si ce n'était pas John le Rouge, il a dû laisser des preuves quelque part.

Rigsby : Si c'était John le Rouge.

Lisbon : C'était lui.

On voit Jane allongé sur sa banquette en prison, les yeux tournés vers le plafond.

Lisbon : Jane n'est pas devenu fou.

~~~~~~~~

Rigsby et Cho arrivent au centre commercial et se rendent dans la salle de surveillance.

Rigsby : Vous vous souvenez de nous ? On était de surveillance avant les coups de feu.

Garde : Ah, ouais. Sacré situation, hein ? (Il rit.) En quoi puis-je vous aider ?

Rigsby : On doit voir la vidéo surveillance de ce jour-là.

Garde : Oui, oui, bien sûr. Hmm, on l'a sur un disque, ou je peux vous
l'envoyer par e-mail.

Rigsby : Un disque fera l'affaire.

Garde : No problemo. Montrez-moi juste le mandat et je le fais de suite.

Rigsby : Ouais, on vous l'enverra. On est pressés, là.

Garde : J'imagine. Ca doit être un vrai merdier de gérer ça. Votre pote, il l'a bien eu, hein ? (Il mime un pistolet avec les doigts.) Boom.

Cho : Ouais.

Garde : Wow. Euh... je dois voir le mandat d'abord. C'est, euh, c'est le protocole.

Cho : Il n'y a pas de mandat.

Les deux agents s'approchent et Cho s'assoit sur le bureau du gardien de sécurité.

Cho : Demandez-moi pourquoi.

Garde : Pourquoi ?

Cho : Parce que tous les membres de notre unité sont suspendus, à cause de ce meurtre et de celui de deux autres personnes qu'on a tuées cette semaine.

Garde (pas rassuré) Waou, c'est, euh... une dure semaine. (Il s'éclaircit la gorge.) Je suppose que je peux vous tirer une copie.

Rigsby : Ça serait bien. Merci.

~~~~~~~~

Lisbon et Van Pelt arrivent chez les Carter. Lisbon frappe à la porte.

Sally Carter : Bonjour ?

Lisbon : Mme Carter ? Je suis Teresa Lisbon, voici Grace Van Pelt. Nous sommes des collègues de Patrick Jane, du CBI.

Sally Carter : Oh... Oui ?

Lisbon : On aimerait parler avec vous, si c'est possible.

Sally Carter (hésitante) Oui, bien sûr. Entrez.

Elles entrent dans le salon.

Sally Carter : Voici le révérend Farley et mon amie Joan. Ce sont des collègues de Patrick Jane.

Révérend Farley  : Jane ?

Sally Carter : Oui.

Révérend Farley : Je ne suis pas sûr que ce soit approprié.

Sally Carter : Non, ça va. Je suis contente de parler avec eux.

Révérend Farley : Très bien, dans ce cas nous allons emmener Charlaine jouer dehors. Prenez votre temps.

Sally Carter : Merci.

Joan et le révérend sortent avec Charlaine.

Sally Carter : Je peux vous offrir du café ou du thé ?

Lisbon : Un café serait très bien, merci.

Dans la cuisine des Carter.

Sally Carter : Ce doit être une période terrible pour vous, et je suis sûre que vous avez une tonne de questions. Mais... je peux vous dire dès maintenant que mon mari n'était pas ce John le Rouge. C'était... la personne la plus gentille, la plus douce que vous pouvez imaginer et... Je ne sais pas comment, mais votre collègue a commis une terrible, terrible erreur.

Lisbon : Est-ce possible que votre mari vous ait caché des choses ? D'autres aspects de sa vie ?

Sally Carter (hochant négativement la tête) Nous étions très proches. Nous n'avions aucun secret l'un pour l'autre, aucun.

Van Pelt : Comment le savez-vous ?

Sally Carter : Pardon ?

Van Pelt : Je veux dire, un secret, par définition, est quelque chose que vous ne savez pas, non ?

Lisbon : Depuis combien de temps étiez-vous marriée ?

Sally Carter : 3 ans ce vendredi. Il était à ce centre commercial pour m'acheter un cadeau d'anniversaire.

Van Pelt : Donc il était l'homme parfait.

Sally Carter : Personne n'est parfait. C'est un homme bien. (Elle étouffe un sanglot) Était. Le mois dernier, il a obtenu une distinction officielle du sheriff.

Lisbon : Pour quoi ?

Sally Carter : Quand Debbi Lubin a disparu, Tim a organisé les recherches avec des volontaires.

Lisbon : Qui est Debbi Lubin ?

Sally Carter : Oh euh, une fille de notre église. (Elle sort une photo d'un tiroir) Elle a été portée disparue il y 6 semaines. La pauvre. Seulement 17 ans...

Van Pelt et Lisbon ressortent de la maison.

Van Pelt : Qu'est-ce que vous en pensez ?

Lisbon : Je ne sais pas, elle a l'air sincère. La maison est propre comme un sou neuf. Il a dû garder une cachette, autre part.

Van Pelt : Je pense qu'elle ment.

Lisbon : Ouais, vous l'avez clairement fait comprendre. Écoute, Grace, tu dois t'inscrire pour tes séances de psy dès que possible.

Van Pelt : Séances ? Avec un psy ? Je n'en ai pas besoin.

Lisbon : Eh bien je pense que si. Et puis ça ne dépend pas de toi, c'est obligatoire après une fusillade.

Van Pelt : Ils disent qu'un suivi psychologique ne fait pas tâche sur un dossier, mais si.

Lisbon : Grace, je te le demande en tant qu'amie. Fais-toi aider. Vois le psy. Parle de ce qui s'est passé. Ne laisse pas ça te ronger.

Van Pelt : J'apprécie votre inquiétude, vraiment. Merci.

~~~~~~~~

Jane et Lisbon sont dans le parloir de la prison.

Lisbon : Écoutez, on a un sérieux problème.

Jane : En effet, j'attendais un muffin avec impatience.

Lisbon : Timothy Carter a l'air innocent. Sa femme avait de bons arguments en sa faveur. Et sa maison était niquel.

Jane : Vous avez fouillé l'endroit tout entier ?

Lisbon : On n'a pas arraché le plancher. Bien sûr, il a pu cacher quelque chose, mais sans aucun indice, on ne sait même pas par où commencer à chercher.

Jane : Quelle est l'histoire de Carter ? D'où vient-il ?

Lisbon : C'est juste un enfant de missionnaire, il a grandi en Afrique, il a étudié et vécu à l'étranger jusqu'à-ce qu'il déménage aux Etats-Unis pour y vivre, en 2006.

Jane : En d'autres termes, il a surgi de nulle part il y a cinq ans. Ça ressemble à une fausse identité.

Lisbon : Peut-être. Ou c'est un homme qui a déménagé aux Etats-Unis il y a 5 ans. La seule chose qu'on a, c'est qu'il s'est récemment mis à la recherche d'une jeune fille du coin portée disparue.

Jane : Oui, c'est le comportement classique d'un psychopathe : participer lui-même à une investigation.

Lisbon : Encore une fois, peut-être. Ou c'est un homme bien qui veut faire de bonnes choses. On n'a pas de preuves tangibles, juste vos mots.

Jane : Et vous commencez à penser que peut-être que ma parole est douteuse. Peut-être que je suis fou. Peut-être que j'ai tué quelqu'un au hasard. 

Lisbon (véhémente) Non ! ... Ça m'a traversé l'esprit, oui.

Jane : C'est normal. Je suppose que je vais devoir sortir d'ici pour vous aider avec ça ?

Lisbon : Comment ? Votre caution est fixée à 1 million de dollars.

Jane : Oui, ce n'est pas un problème. Une fois que j'aurai rassemblé l'argent, je vous appelle.

Lisbon : Comment allez-vous faire ça ?

Jane : Je trouverai bien. En attendant, j'ai besoin de vous pour mettre la main sur les effets personnels de Thimothy, c'est la scientifique qui les a.

Lisbon : Et comment est-ce que je vais faire ?

Jane : Vous trouverez bien quelque chose.

~~~~~~~~

Chez O'Malleys, Rigsby et Cho visionnent la vidéo de la caméra de surveillance du centre commercial.

Rigsby : Jane dit que le flingue était dans un journal. Ici. On dirait une serveuse.

Cho : On ne voit pas si elle prend quelque chose. Un agent de sécurité.

Rigsby : C'est le technicien de la scientifique.

Cho : Pas de flingue.

Rigsby : Donc un de ces trois-là a dû le prendre. Serveuse, agent de sécurité, technicien de la scientifique.

Cho : Ouais, s'il y avait un flingue.

Rigsby : Ouais.

~~~~~~~~

Dans la salle commune de la prison, Jane observe un moment des prisonniers jouer au poker. Il s'approche d'eux.

Jane : J'aime les jeux de cartes. Quelle est la mise d'entrée ?

Frank Lopez : La mise est de 100 000 dollars. L'argent vient de l'extérieur.

Jane : Super. J'en suis.

Frank Lopez : Tu dois avoir une garantie, pour qu'on sache si tu peux couvrir tes dettes.

Jane : Oh, aucun problème, j'ai toutes sortes de garanties. J'ai une voiture de collection qui vaut quelque chose comme 2.5 millions $.

Phil : Comment on peut en être sûr ?

Jane : Eh bien, quel idiot mentirait à des gens comme vous pour ça ? Si vous découvriez que c'était un mensonge, vous me turiez, n'est-ce pas ?

Frank Lopez : Exact. Assieds-toi.

Jane (s'asseyant) Merci.

~~~~~~~~

Rigsby parle avec le tecnhicien de la scientifique dans un couloir.

Tecnhicien de la scientifique : Oui, j'étais le premier technicien sur la scène du crime. J'ai déjà parlé à des détectives du CBI.

Rigsby : Eh bien, vous savez de quoi il relève. Il y a de multiples enquêtes en cours ici.

Technicien : Oh, bien sûr. Mais vous n'êtes pas suspendu ?

Rigsby : Techiquement, oui, mais on ne fait que parler, là.

Technicien : Je ne suis pas sûr que je devrais... Vous parler.

Rigsby : Pourquoi pas ? Vous avez quelque chose à cacher ?

Technicien : Non. Qu'est-ce que je cacherais ?

Rigsby : Quelqu'un a volé un portable et un revolver sur la scène du crime.

Technicien : Pas moi. Il n'y avait pas de revolver.

Il part.

Rigsby : Attendez. Regardez-moi dans les yeux et redites-le-moi.

Technicien : Il n'y avait pas de revolver.

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Retour à la prison, où Jane est toujours en pleine partie de poker.

Phil : 25.

Jane siffle doucement d'un air impressionné et nerveux à la fois.

Jane : Ok, je regarde ton jeu, et ensuite, je vais monter à... Tapis.

Il pousse tous ses jetons au centre de la table.

Phil : Tu sais, minou, quand tu bluffes, tu as un tic vraiment inratable.

Il pousse aussi tous ses jetons au centre.

Jane : Quand je me tire le bout de l'oreille, puis que je m'arrête ? Ce tic ?

Phil : Ouais.

Jane dévoile ses cartes.

Frank Lopez : Quinte flush. Il t'a bien eu.

Tout le monde se moque autour et Jane sourit.

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Dans un parking sur niveaux pendant la nuit, un 4x4 noir s'arrête à côté d'une voiture. Lisbon en sort et le conducteur du 4x4 sort également avec un sac en papier.

Homme : Teresa Lisbon ?

Lisbon (surprise) Oui ?

Homme : Phil veut que vous disiez à votre ami qu'il ne veut plus le voir.

Il lui donne le sac et s'en va. Lisbon regarde à l'intérieur et voit des liasses de billets.

~~~~~~~~

Jane sort de prison et retrouve Lisbon à sa voiture.

Jane : Hey.

Lisbon : Hey.

En voiture.

Lisbon : Donc qu'avez-vous fait, honnêtement ?

Jane : Il avait un revolver.

Lisbon : Non, je veux dire, comment avez-vous trouvé l'argent de la caution ?

Jane : Ah, ça. Euh, j'ai fait un meurtre pour l'argent. J'ai tué une balance. En le poignardant dans les reins.

Lisbon : Ce n'est pas vrai.

Jane : Non. Je l'ai gagné aux cartes, mais je vous ai eue pendant un moment. Vous avez vraiment peur pour ma santé mentale.

Lisbon : Non... Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

Jane : Déjà, des oeufs. Ensuite, on va voir Sally Carter. Vous avez récupéré les effets personnels de son mari ?

Lisbon : Oui. J'ai dû mentir comme un arracheur de dents, demander toutes sortes de faveurs et ça n'a servi à rien. Rien d'utile. Une montre, une clé, un chewing-gum, une alliance.

Jane : Ça ne fait rien. Allons voir Sally Carter.

Lisbon : En fait, je ne pense pas qu'elle voudra te parler.

Jane : Vraiment ?

Lisbon : Tu as tué son mari.

Jane : Eh bien, justement, on a brisé la glace. On a quelque chose dont on peut discuter.

~~~~~~~~

Cho est retourné au centre commercial. Il interroge la serveuse du café.

Serveuse : Non, d'après ce que j'ai vu, il n'avait pas de revolver.

Cho : Avez-vous remarqué le journal qu'il portait ?

Serveuse : Non. Je n'ai pas vraiment fait attention. J'essayais juste de le réconforter du mieux que je pouvais.

Cho : Donc il était toujours vivant quand vous êtes allé le voir.

Serveuse : Oui.

Cho : A-t-il dit quelque chose ?

Serveuse : Il a dit "Dites à Sally et Charlaine que je les aime".

Cho : C'est tout ?

Serveuse : Ensuite, il est mort. J'imagine... Il n'a rien dit d'autre, et l'agent de
sécurité a piqué une crise, donc je l'ai laissé.

Cho : Pourquoi est-ce que l'agent de sécurité a piqué une crise ?

Serveuse : Il faisait genre "Eloignez-vous du corps ! Eloignez-vous du corps ! Ce sont des preuves, ne le touchez pas !" C'était un idiot.

Cho : Cet agent, était-il chauve et assez jeune ?

Serveuse : Oui, avec des yeux un peu fous.

Cho se trouve dans la salle de surveillance avec le gardien de sécurité.

Garde : Ouais, Ron Deutsch. Il devait travailler aujourd'hui, mais il n'est pas venu.

Cho : J'ai besoin de son adresse.

Le garde soupir mais s'exécute.

~~~~~~~~

Jane et Lisbon arrivent chez les Carter. Lisbon porte la boîte des effets personnels de Timothy Carter. Jane sonne à la porte.

Lisbon : J'ai un mauvais pressentiment.

Jane : Eh bien, vous vous êtes fait tirer dessus. C'est normal que vous ayez des pensées sombres. Ignorez vos émotions.

La porte s'ouvre sur Joan. Jane se retourne en faisant mine de téléphoner.

Joan : Désolé, agents, ce n'est pas le moment opportun. Nous faisons une petite fête en mémoire de Tim.

Lisbon : Nous avons ses effets personnels.

Joan : Merci. Je peux les prendre.

Lisbon : Je suis désolée, mais Mme Carter doit signer un reçu en notre présence. Ça ne devrait pas prendre longtemps.

Joan : Je vois. Passons par la cuisine.

Jane : OK. Faut que j'y aille.

Jane et Lisbon attendent que Sally Carter arrive dans la cuisine.

Jane : Eh bien, c'est du gâteau.

Lisbon : Jusqu'ici...

Jane : Du gâteau.

Sally et Joan entrent.

Sally Carter : Oh ! Mais vous êtes -

Jane : Oui, c'est moi.

Joan : Sally, tout va bien ?

Sally Carter : C'est... c'est Patrick Jane, l'homme qui a tué Tim.

Joan : Oh, mon dieu.

Jane : N'ayez pas peur, je suis inoffensif. Vraiment.

Sally Carter : Qu'est-ce que vous voulez ?

Jane : Je devais vous parler en personne. Si votre mari était innocent, si j'ai commis une erreur, alors j'en suis vraiment profondément désolé et je vous jure que je passerai le reste de ma vie à tenter de gagner votre pardon.

Sally Carter (en s'approchant) M. Jane. Dieu le sait, mon mari n'a jamais transgressé la loi de toute sa vie. Vous avez assassiné un homme bien.

Un silence s'installe pendant un moment.

Jane : Auriez-vous du thé ?

~~~~~~~~

Rigsby et Cho arrivent chez l'agent Deutsch. Le concierge les accompagne Rigsby frappe à la porte.

Rigsby : M. Deutsch !

Ils attendent un moment sans réponse.

Cho (au concierge) : Ouvrez-la.

Concierge : Avez-vous un mandat ?

Cho : On n'en a pas besoin. On veut juste jeter un coup d'oeil aux alentours.

Concierge : Laissez-moi vérifier ça avec mon chef.

Rigsby : Monsieur...

Concierge : Ça ne sera pas long.

Il repart.

Cho : Tu entends ça ?

Rigsby : Quoi ?

Cho : Un bruit de lutte, dans l'appartement.

Rigsby : Oh oui, j'entends. Quelqu'un pourrait être en danger.

Cho : Ouais.

Cho défonce la porte. Ils retrouvent le cadavre de Deutsch dans la baignoire, un sèche-cheveux plongé dans l'eau.

Rigsby (au téléphone avec Lisbon) : Le gardien de sécurité est mort. Sèche-cheveux dans la baignoire.

Lisbon : Ça peut être un accident ?

Rigsby : Peut-être. Sauf que le type est chauve, donc pourquoi utiliserait-il un sèche-cheveux ? On dirait un suicide, ou un meurtre.

Lisbon : C'est une bonne nouvelle. Pas pour M. Deutsch, que Dieu ait son âme, mais ça rend plus crédible l'histoire de Jane.

Rigsby : Ouais. Quelqu'un a dû s'arranger pour que Deutsch prenne le flingue, échange le téléphone, puis l'a tué pour le faire taire.

Lisbon : Assurez-vous que la scientifique fouille minutieusement son appartement. C'est peu probable, mais on pourrait être chanceux et trouver le flingue ou le téléphone.

~~~~~~~~

Dans la cuisine des Carter, Jane et Sally discutent autour d'une tasse de thé pendant que Lisbon est au téléphone.

Sally Carter : C'est fou le nombre de choses qu'on avait en commun dès le début. On formait un couple évident.

Jane : L'âme soeur.

Sally Carter : Oui. L'âme soeur.

Lisbon a raccroché et frappe contre la baie vitrée.

Lisbon : Jane.

Jane : Excusez-moi, Sally.

Il rejoint Lisbon à l'extérieur.

Lisbon : Le premier agent de sécurité sur la scène après le meurtre est mort. Électrocuté dans la baignoire.

Jane : Eh bien, c'est un soulagement. Je veux dire...

Lisbon : Je sais.

Jane : C'est une femme bien. Je commence à douter de ma propre histoire.

Lisbon : À qui le dites-vous.

Ils rentrent à l'intérieur.

Jane : Sally, ça vous dérangerait que j'utilise votre salle de bain ?

Sally Carter : Non, pas du tout.

Jane : Merci.

Jane explore la maison et entre dans une pièce attenante à la cuisine. Il découvre un placard et déverouille le loquet d'une fenêtre.

Dans la cuisine...

Lisbon : Merci, c'est tout ce dont on a besoin. On vous laisse tranquille.

Jane (revenant dans la pièce) : Dans un instant. Vous voyez Sally, je vous apprécie. Je peux dire que vous êtes quelqu'un de bien et d'honnête. Ce qui veut dire que soit je suis fou, soit votre mari vous cachait des secrets très sombres, et je - je suis presque sûr de n'être pas fou.

Sally Carter : Mon mari ne me cachait aucun secret. Aucun.

Jane : Tous les hommes cachent des secrets à leur femme. Tim n'échappait pas à la règle.

Sally Carter : Vous vous trompez.

Jane : Je parie que je peux prouver que j'ai raison. (Il attrape un trousseau de clés dans la boîte des effets de Timothy Carter) Vous reconnaissez ceci ?

Sally Carter : Oui, bien sûr. Le trousseau de clés de Tim.

Jane : Avez-vous le vôtre pas loin ? 

Sally ouvre un tiroir et récupère son trousseau.

Jane : Combien de clés avez-vous dessus ?

Sally Carter : Six.

Jane : Vous en êtes sûre ?

Sally les recompte silencieusement.

Sally Carter : Six clés.

Jane : Votre mari en a sept. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. À quoi sert la septième clé ?

Sally Carter : Je ne sais pas.

Jane : Vous ne trouvez pas ça étrange ?

Sally Carter : Non. Je suis sûre que de nombreux couples ont un nombre de clés différent.

Jane : Exactement. C'est bien ce que je dis : tout le monde a des secrets. C'est la preuve positive que votre mari n'était pas différent. Je me demande ce que ça ouvre.

Sally Carter : Vous vous croyez telement malin avec vos petites manoeuvres psychologiques, n'est-ce pas ?

Jane : C'est juste une question.

Sally Carter : Mais la vérité... c'est que vous n'êtes rien d'autre qu'une personne triste et folle. Et un meurtrier. Et je suis désolée, mais je veux que vous quittiez immédiatement ma maison.

Jane : Ok.

Jane repose le trousseau et ils sortent.

~~~~~~~~

Jane et Lisbon montent en voiture.

Lisbon : Je ne sais pas ce que vous espériez qu'il se produirait.

Jane : Je tâtonnais.

Lisbon : Et maintenant ?

Jane : Faites le tour du pâté de maisons.

Lisbon : Ok. Pourquoi ?

Jane : Question... est-ce que vous me faites confiance ?

Lisbon : Pas à 100%, non.

Jane : Autre question, alors. Pouvez-vous vous arrêter ici ?

Lisbon soupire mais s'exécute. Jane sort de la voiture et s'étire en grognant.

Lisbon : Alors quelle est la question ?

Jane : Comment va votre blessure ?

Lisbon : Ça fait mal.

Jane : Vous pensez pouvoir courir ?

Lisbon : Non.

Jane : Ouais. Vous ne voulez probablement pas trop vous énerver. Ça vous ferait sauter les points.

Lisbon : Quoi ?

Jane : Je vais m'introduire dans la maison des Carter. Je veux que vous restiez ici jusqu'à ce que je vous appelle.

Lisbon : Ne - ne faites pas ça ! Jane ? Jane !

Jane s'enfuit en courant et se retrouve dans le jardin à l'arrière de la maison des Carter, qui est clôturé par une haute barrière en bois. Après un peu d'escalade, il réussit à passer par dessus et entre dans la maison par la fenêtre qu'il avait ouverte. Il reste encore du monde et il se cache dans le placard jusqu'à ce que la nuit tombe. Dans la voiture, Lisbon surveille son téléphone.

Depuis sa cachette, Jane entend les invités partir.

Sally Carter : Merci d'être venu. Bonne nuit.

Personne 1 : Bonne nuit. 

Personne 2 : Si tu veux que je reste pour te tenir compagnie... Je peux garder Charlaine.

Sally Carter : Ça va aller.

Personne 2 : Si tu as besoin de quoi que ce soit...

Sally Carter : Merci, chérie.

Personne 2 : Tu as été forte. Appelle-moi, ok ?

Sally Carter : D'accord.

On entend une porte se refermer, puis on voit Sally Carter retourner dans la cuisine et prendre le trousseau de clé avant de se rendre dans la cave.
Dans un coin aménagé pour servir d'établi, un mur aménagé sert de support à plusieurs outils. Sally enlève une hache et une faux, puis ouvre le panneau en bois, qui révèle une porte cachée.

Elle ouvre les deux verrous avec les clés du trousseau de son mari et entre dans une pièce aménagée avec un long canapé d'angle, une commode et quelques lampes. Elle commence à chercher dans la commode mais ne trouve. Elle entre alors dans une nouvelle pièce et ouvre le tiroir d'une table de chevet. Sur un lit, la jeune fille portée disparue est menottée.

Sally Carter (se relevant) :Combien de fois vais-je devoir le répéter ? Ne me regarde pas. Ne me regarde plus jamais.

Sally fouille une nouvelle fois dans le tiroir, puis se tourne vers la jeune fille.

Sally Carter : Tu sais, n'est-ce pas ? Tu sais. Qu'est-ce que ça ouvre ? (Debbi se met à sangloter) Shhhh. Oh, Debbi. Ouvre les yeux. (Elle lui relève gentiment la tête) Regarde ça. Qu'est-ce que ça ouvre ?

Debbi : Je ne comprends pas.

Sally Carter : (En la frappant) Tu mens, salope ! Toi et Tim m'avez caché plein de choses pendant tout le long, n'est-ce pas ? Pendant tout le long ! Qu'est-ce que ça ouvre ?

Jane (ouvre la porte en grand)Ça ouvre mon casier à la salle de gym du CBI. La bonne nouvelle, c'est que votre mari ne vous cachait rien. C'était vraiment votre âme soeur. La mauvaise nouvelle ? Vous êtes en état d'arrestation, espèce de cinglée.

Lisbon apparaît à côté de lui.

Lisbon : Oh, mon dieu. À genoux. Mettez les mains sur la tête.


~~~~~~~~

Au tribunal, Bertram discute avec Ardiles.

Bertram : Écoutez, cette fille dans la cave change tout. On ne peut pas paraître rancuniers. Les gens ont de la compassion et de la sympathie pour Jane, à l'heure qu'il est.

Ardiles : Oui, eh bien, le procureur général me demande de passer à la vitesse supérieure avec lui. Un justicier ne peut pas rester impuni, peu importe les circonstances favorables.

Bertram : Oh, non, absolument. Il vaut mieux pour le bureau que nous traçions un trait sur cet épisode. C'est le mieux pour tous ceux qui sont concernés. Je dis juste... pas de peine de mort, d'accord ?

Ardiles : Non, c'est exclu maintenant, mais nous sommes sûrs que ce sera considéré comme un meurtre de premier degré. Les faits ne permettent pas d'autre verdict.

Dans la salle d'audiences, Debbi Lubin est à la barre des témoins et Jane l'interroge.

Debbi Lubin : Après un moment, j'ai abandonné toute tentative de fuite. Puis j'ai commencé à songer au suicide. Mais, j'ai pensé à ma mère et à mon père, et je n'ai pas pu. Je devais rester en vie pour eux, et c'est ça qui m'a donné une étincelle d'espoir. Et ensuite, juste quand j'étais sur le point de désespérer, M. Jane et l'agent Lisbon m'ont sauvée.

Jane : Vous êtes une fille courageuse, Debbi. Maintenant que vous avez eu le temps de revenir calmement sur les évènements, quelle est votre opinion de Thimothy Carter ?

Debbi Lubin : C'est un monstre.

Jane : Merci. Je n'ai plus de question.

Debbi Lubin : Merci, M. Jane.

Juge : M. Ardiles?

Ardiles se lève et Jane se rassoit.

Ardiles : Debbi, juste une question. Est-ce que Thimothy Carter vous a jamais dit qu'il était John le Rouge ?

Debbi Lubin : Non, monsieur.

Ardiles : A-t-il jamais mentionné le nom de John le Rouge ?

Debbi Lubin : Non, monsieur.

Ardiles : A-t-il jamais mentionné un crime qu'il aurait pu commettre ?

Debbi Lubin : Non, mais je ne vois pas comment cela-

Ardiles : Merci beaucoup, Debbi. Vous avez été d'un grand secours. Je n'ai plus de question, votre honneur.

Juge : Une réaction, M. Jane ? (Jane fait signe que non) Le témoin peut se rasseoir. Merci, Debbi. M. Ardiles ? 

Ardiles : Maintenant, M. Jane va se tenir ici dans quelques minutes et il va vous dire que Timothy Carter était John le Rouge. Le fait est qu'il n'en a aucune preuve. Aucune preuve. Absolument rien. Après, est-ce que Tim Carter était un homme bon ? Non. Il semble évident que non. Mais était-il pour autant un tueur en série ? Avons-nous la moindre preuve qu'il ait jamais tué quelqu'un ? Absolument personne ? Nous n'en savons rien. Le seul meurtre dont nous sommes sûrs, le seul meurtre qui est un fait arrêté,  c'est celui commis par cet homme ici présent, Patrick Jane. Un meurtre commis dans le seul but de vengeance personnelle. (Dans le public, Lisbon ferme les yeux d'un air triste)

Jane : Le procureur dit que Timothy Carter n'était pas John le Rouge. Eh bien, Carter m'a dit lui-même qu'il l'était, mais je ne peux pas le prouver. La preuve médico-légale est peu concluente. Sa femme refuse de parler à qui que ce soit, refuse de parler tout court. Elle ne nous est d'aucune utilité. Qu'en est-il des dossiers de Carter ? Il doit sûrement y avoir des indices.  Eh bien non. Sur le papier, cet homme semble être sorti de nulle part il y a 5 ans. Avant ça, rien. Pourquoi ? Parce que Timothy Carter est une fausse identité, un masque. Je ne suis pas coupable du meurtre de Timothy Carter, car Timothy Carter n'a jamais existé. Il n'y a pas de Timothy Carter. Il n'y a que John le Rouge. John le Rouge... il a commencé à tuer des gens il y a 12 ans. Il est difficile de mettre un nombre exact sur ses victimes, mais c'est quelque chose comme 28. Pour la plupart des femmes, tard dans la nuit, chez elles. Il les réveille avant de les tuer, parce qu'il aime voir la peur dans leurs yeux. Il aime les entendre le supplier de les gracier tandis qu'il les tue. Il a fait ça à ma femme et à ma fille... Et depuis, je le cherche... À la recherche d'une vengeance personnelle. Je pense que... c'est mon droit. J'ai le droit de tuer l'homme qui a tué ma famille. Je ne dis pas que je ne devrais pas être puni pour ce que j'ai fait. J'ai l'impression que je n'avais pas le choix. Qu'auriez-vous fait ?

Il retourne s'asseoir.

~~~~~~~~


A l'extérieur de la salle, Lisbon a l'air nerveuse. L'équipe la rejoint.

Van Pelt : Des nouvelles ?

Lisbon : Le jury est sorti.

Van Pelt : Que peut-on espérer ?

Lisbon : Peut-être, si on est chanceux, qu'ils décideront d'un meurtre au second degré. (Rigsby et Van Pelt ont l'air choqués) Jane sera sorti de prison dans trois ou quatre ans.

L'huissier annonce la reprise de la session.

Lisbon : Le jury est déjà de retour. Ca ne peut être que mauvais.

Ils retournent dans la salle.

Juge : Mesdames et messieurs du jury, avez-vous rendu votre verdict à l'unanimité ?

Présidente du jury : Oui, votre honneur.

Jane et Ardiles se lèvent.

Juge : Lisez-le pour la cour, s'il vous plaît.

Présidente du jury : Nous, le jury, jugeons l'accusé, Patrick Jane... (Lisbon baisse la tête d'un air ému) non coupable, sur tous les points.

Un brouhaha s'élève dans la salle. Cho, Lisbon et Rigsby sont vus totalement choqués. Van Pelt sourit d'un air soulagé. Bertram se lève et quitte la salle après un regard pour Lisbon.

Juge : Silence !

Jane reste impassible.

~~~~~~~~

Jane sort du palais de justice et fait signe à Lisbon qui l'attend de l'autre côté de la rue en buvant un café. Ils se sourient et montent dans la voiture de Lisbon.

Lisbon : Alors... et maintenant ?

Jane : Maintenant ? Eh bien,un thé serait bien.

Lisbon : Non. Je veux dire, et maintenant ? Vous avez fait ce que vous vouliez. Vous avez eu votre vengeance. Est-ce que vous vous sentez différent ? Mieux ?

Jane : Non. Je me sens coupable.

Lisbon : Coupable ? Pourquoi ?

Jane : D'avoir déçu le jury. Je veux dire, je n'avais pas le choix. Aller en prison pour meurtre aurait été une victoire pour John le Rouge.

Lisbon (perplexe) Qu'est-ce que vous voulez dire ? John le Rouge est mort.

Jane : Timothy Carter est mort. C'était un homme affreux, mais ce n'était pas John le Rouge. John le Rouge... est toujours vivant. Regardez la route.

Flashback :

Pinewood Shopping Mall, Sacramento, CA. Patrick Jane shot a man, who collapsed on the floor.

Patrick then sits at a table and put out his gun from his pocket. He is surrounded by two mall's security guards.

Back to the present:

Patrick Jane is in the interrogation room. Two officers, a man and a woman come to question him.

Det. Wade : So,patrick... This doesn't look good. You want to tell us your side of the story ? See if we can straighten it out?

Jane : It's a long story,but,uh... The man I shot was Red John.

Det. Miller : So you acknowledge that you did that.You killed him.

Jane : Yes, I did. Can hardly deny it, can I? 500 witnesses. (Wade smiles) He was Red John. (Jane smiles)

Det. Miller : Red john,the famous serial killer? That Red John?

Jane : Yes. He killed my wife and daughter.

Det. Miller : So what you did, in your mind, it was like a righteous kill.

Jane : Yes.

Det. Miller : But how did you know it was him?

Jane : He told me he was.

Det. Miller : And you believed him.

Jane : He knew things about my wife and daughter that only Red John would know.

Det. Wade : What was that?

Jane : How they smelled on the night that he killed them.

Det. Wade (uncomfortable)Okay. So did, uh, did anyone else hear him say this to you?

Jane : No.

Det. Wade : So you can only assert that he said it. You can't prove it.

Jane : No, I can't, but the gun he's carrying certainly backs me up, doesn't it? (The agents glance at each other) And if you check his cell phone, he received a call at 1:15 from an FBI agent by the name of Craig O'Laughlin, who is, well, was, a proven accomplice of Red John.

Det. Miller : You taking any kind of medication, Patrick?

Jane : No. What's that got to do with anything?

Det. Wade : Here's the thing. That's a great story you tell. If it was true,you could probably ask for mans laughter, take a 5-year hit, tops. 

Jane : It is true.

Det. Wade : Yeah. But the problem is, Patrick, the man you killed : his name is Timothy Carter. He's a well-respected local businessman, a devoted husband and father with no criminal record.

Jane : No, that's incorrect.

Det. Wade : Wait a minute. Let me finish. Now we've already looked at his cell phone. I got the details right here. He logged zero calls from this O'Laughlin.(Jane seems upset) None. And guess what else? He didn't have a gun on him.

Jane : No gun.

Det. Wade : No gun. 

Det. Miller : So you see how this doesn't look good.

Det. Wade : It looks like either you're telling both of us a pack of lies, or you went crazy and you killed an innocent man.

Opening credits

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Courthouse. Gale Bertram greets Osvaldo Ardiles, who's signing a paper.

Bertram : Ardiles. Hey, I'm glad I caught you.

They walk along a corridor.

 Ardiles : Look, just to save time here, I'm sorry, but I can't cut your man Jane any slack on his bail.

Bertram : No,no. I don't want you to. No, on the contrary, I want you to make sure he stays locked up for as long as possible.

Ardiles (he raises his eyebrows) : Okay. He's your man.

Bertram : Well, don't get me wrong it's heartbreaking to see a good man and a productive employee like Jane go down in flames, but this is about damage control now. We need to make sure that he is safely out of the way until this media crapstorm passes.

Ardiles : Understood.

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Courtroom. Jane sits alone in a blue jail uniform. Ardiles stands on the other side of the room. Bertral is watching the scene from the audience.

Ardiles : Your honor, the defendant is charged with a heinous and inexplicable crime that may entail the death penalty. (The judge looks at both men in turn) He has no ties in the community, he owns no property here and must be considered a very serious flight risk. I ask that bail be set at a minimum of $1 million.

Judge : Mr. Jane (Jane stands), are you sure about representing yourself? It's seldom a good idea.

Jane : I am sure, your honor. I appreciate your concern.

Judge : Very well, then. As to the matter of bail?

Jane : Oh, it's fine. No- no objection.

Judge : Really? Can you come up with a million dollars?

Jane : No. I'm- I'm happy to stay in jail for now. I- I need a little time to think about things.

Judge : Well, then, we shall oblige you. Bail is set at a million dollars. (The judge closes the session)

Bertram stands up and leave. He seems puzzled. Jane is left standing in the court.

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Lisbon wakes up. She's in a hospital room.

Bertram (coming in)Agent lisbon. How are you?

Lisbon (She smiles and looks a bit high because of the medicine) Pretty good, considering. Painkillers are amazing these days, huh? Have you seen Jane?

Bertram : Oh, across a courtroom.

Lisbon : How was he?

Bertram : Well enough. I want to extend my own and the bureau's deepest sympathies to you.

Lisbon (smiling) Thank you. Doctor says I should be up and around in a day or so.

Bertram : Oh, excellent. Excellent. But... D-don't rush your recovery. You have plenty of time. You and your team are suspended as of today.

Lisbon (surprised)Suspended. Why?

Bertram : Really? You have to ask? You allowed a clearly disturbed individual to lead your activities. You allowed him to gun down an innocent man.

Lisbon (raising her voice)We don't know that.

Bertram : An innocent man. On top of which, you perpetrated an elaborate deception on me, in order to gather evidence that I,your own boss, am part of a vast criminal conspiracy. Shall i go on?

Lisbon : But you can't do this. Please, you-

Bertram : Shh, stay calm, Lisbon. Focus on getting well. We'll revisit your status when you're fully recovered.

He makes a move to leave.

Lisbon : But what about Jane?

Bertram : Forget about Jane.

He walks away, leaving a very chocked Lisbon behind. She straigtens up with a wince.

Lisbon : Nurse?

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In jail, Jane is led to the visiting room. Lisbon is sitting at a table. Jane smiles and sits opposite.

Jane : So how was your week?

Lisbon begins to laugh, then looks away.

Jane : Oh, you should be in the hospital. What are you doing here?

Lisbon : I'm okay. You,on the other hand...

Jane : Oh, I'm okay too.

Lisbon : You killed an unarmed man in front of 500 witnesses. You're not okay.

Jane : He had a gun. Someone must have taken it and switched the cell phone. It's the only possible explanation.

Lisbon : That, or you went nuts for a moment. (She looks away)

Jane : Lisbon, look at me. I didn't go nuts.

Lisbon : I believe you. I'm not sure a jury will.

Jane : Yeah, well, that is a problem, but I did what I had to do and I will live with the consequences. Next time you come, can you bring some blueberry muffins?

Lisbon cracks a smile.

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CBI : Van Pelt comes in the bullpen while Cho and Rigsby are already packing their things.

Van Pelt : Hey guys. (She begins to gather her stuff)

Both men come closer.

Rigsby : Grace, you didn't have to come in. We could have gotten your stuff for you.

Van Pelt : Oh, it's no big deal.

Rigsby : Okay. Um, how are you doing? You good?

Van Pelt : Yeah, I'm fine.

Cho : Two days ago you shot and killed your fiancé. You can't be fine.

Rigsby : Jeez, Cho.

Cho : What?

Rigsby : You need to spell it out?

Van Pelt : Look, I am perfectly fine, and I don't want to talk about it. Okay?

Lisbon joins them with her head bowed.

Cho (surprised)Hey, boss.

Van Pelt : Aren't you supposed to be in the hospital?

Lisbon : Never mind that.

Rigsby : But you should be-

Lisbon : I'm fine. We need to work on digging ourselves and Jane out of this mess.

Cho : Well, how do we do that, exactly?

Lisbon : First, we prove that this Timothy Carter guy was Red John.

Rigsby : That's hard to do.How do we even work without badges? It breaks the terms of our suspension, doesn't it?

Lisbon : Yes, but I don't see that we have any other choices. You in?

Cho : Yes.

Lisbon turns to look at Van Pelt.

Lisbon : Grace, what am I thinking? You need to go home and rest. The guys and I can manage this to start with.

Van Pelt : Seriously, I'm totally okay.

Lisbon : No. You need to go home and take it easy. 

Van Pelt : I can't go home. I need to work. I need to be around people.

She keeps gathering her things while the others look at her in silence.

Lisbon : Okay, you're right. I can't tell you what to do. You want to stay, stay. We'd love to have you. You guys want to focus on finding the gun and the cell phone?

Rigsby : Well, we have to assume that it was taken before Sac P.D. and forensics got there, right?

Cho : We need to take a look at the security video from the mall. Whoever took the gun and phone has to be on camera.

Lisbon : Grace and I will check out Timothy Carter. If he was Red John, he had to have left evidence of it someplace.

Rigsby : If he was red john.

Lisbon : He was.

We can see Jane lying on his bed in jail, eyes turned toward the ceiling.

Lisbon : Jane did not go crazy.

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Rigsby and Cho arrives at the shopping center and go to the control room.

Rigsby : Do you remember us? We were at the stakeout that led to the shooting?

Guard : Oh, yeah. That was some situation, huh? (He chuckles) How can i help you?

Rigsby : We need to see that day's video surveillance footage.

Guard : Oh, of course, sure. Uh, we got it on disk, or I can download it and e-mail you a copy.

Rigsby : A disk would be fine.

Guard : No problemo. Uh, just show me the warrant, and I'll get right on it.

Rigsby : Yeah, we can send you the warrant. We're kind of in a hurry here.

Guard : I bet. Must be all kinds of crap flying over this. Your guy really got his bronson on, huh? (He mimes a gun with his fingers) Boom.

Cho : Yeah.

Guard : Wild. Uh, I need to see the warrant first, though. It's, uh, it's protocol.

Cho : There is no warrant.

The two agents come closer and Cho takes a seat on the guard's desk.

Cho : Ask me why.

Guard : Why?

Cho : Because every member of our unit is suspended, because of this killing here and two other people we killed this week.

Guard (a bit afraid) Wow, that's, uh... Rough week. (He clears his troat) Uh, I guess I can run you off a copy.

Rigsby : That'd be great. Thank you.

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Lisbon and Van Pelt arrives at the Carters. Lisbon knocks on the door.

Sally Carter : Hello?

Lisbon : Mrs. Carter? I'm Teresa Lisbon. This is Grace Van Pelt. We're colleagues of Patrick Jane from the CBI.

Sally Carter : Oh... Yes?

Lisbon : We'd very much to speak with you if that's possible. 

Sally Carter (haltingly)Yes. All right. Please, come in.

They enter the living room.

Sally Carter : This is reverend Farley and my friend Joan. These are colleagues of Patrick Jane.

Reverend Farley : Jane?

Sally Carter : Yes.

Reverend Farley : I'm not sure if this is appropriate.

Sally Carter : No, that's all right. I'm happy to talk with them.

Reverend Farley : Well, if that's the case, we'll take Charlaine out to play, shall we? Give you a moment.

Sally Carter : Thank you.

Joan and reverend Farley leave with Charlaine.

Sally Carter : Can I offer you some coffee or tea?

Lisbon : Coffee would be great, thank you.

In the kitchen

Sally Carter : This must be a terrible time for you, and I'm sure you have a lot of questions. But... I can tell you right now that my husband was not this Red John person. He was... The kindest... Gentlest soul you can imagine, and... I don't know how... But your colleague made a terrible, terrible mistake.

Lisbon : Is it possible your husband hid things from you? Other aspects of his life?

Sally Carter (shaking her head) We were very close. We didn't keep secrets from each other, ever.

Van Pelt : How do you know?

Sally Carter : Excuse me?

Van Pelt : I mean, a secret, by definition, is something you don't know, right?

Lisbon : How long were you married?

Sally Carter : Three years this friday. He was at that mall, buying an anniversary gift.

Van Pelt : So he was the perfect man.

Sally Carter : Nobody's perfect. He is a good man. (She stifles a sob) Was. Only last month, he got an official commendation from the sheriff.

Lisbon : For what?

Sally Carter : When Debbi Lubin went missing, Tim organized the volunteer search parties.

Lisbon : Who's Debbi Lubin?

Sally Carter : Oh, um, a girl from our church. (She puts out a picture from a drawer) She went missing about... Six weeks ago. Poor thing. Only 17.

Van Pelt and Lisbon comes out of the house.

Van Pelt : What do you think?

Lisbon : I don't know. She seemed sincere. House is clean as a whistle. He must have kept a hideout someplace else.

Van Pelt : I think she's full of it.

Lisbon : Yeah, you made that plain. Listen, Grace, you need to sign up for your counseling sessions a.s.a.p.

Van Pelt : Sessions? With the shrink? I don't need it.

Lisbon : Well, I think you do. Besides, it's not your call. It's mandatory after a shooting.

Van Pelt : They say a psych counseling sheet in your file doesn't matter, but it does.

Lisbon : Grace, I'm asking you as a friend. Get help. See the shrink. Talk about what happened. Don't let this eat away at you.

Van Pelt : I appreciate the concern,really. Thank you.

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Jane and Lisbon are in the jail's visiting room.

Lisbon : Listen,we've got a serious problem.

Jane : Yeah, I was really looking forward to a muffin.

Lisbon : Timothy Carter looks innocent. His wife makes a good case for him. His house was clean.

Jane : You search the whole place?

Lisbon : We didn't rip out the floorboards. Sure, he could have been hiding something, but without any clues, we don't even know where to start looking.

Jane : What's Carter's story? Where's he from?

Lisbon : Only child of missionaries, grew up in Africa, studied and lived abroad until he moved to the U.S.to live in '06.

Jane : So in other words,he just appears on the grid five years ago. That sounds like a fake identity.

Lisbon : Maybe. Or he's a guy who moved to the country five years ago. The only red flag we have is that he recently put himself In the middle of the search for a local girl who's gone missing.

Jane : Well, that's your classic organized criminal psychopath behavior - inserting himself into an investigation.

Lisbon : Again,maybe. Or he's a good guy who wants to do the right thing. We have no hard facts, just your word.

Jane : And you're beginning to think that maybe my word is dubious. Maybe i'm crazy. Maybe i shot some random guy.

Lisbon (passionate) No ! ... It's crossed my mind, yeah.

Jane : Fair enough. I guess I'm gonna have to get out of here to help you with this.

Lisbon : How? Your bail's set at a million bucks. 

Jane : Yeah, that's no problem. Once I get the money together, I'll call you.

Lisbon : How you gonna do that?

Jane : I'll think of something. Meantime, I need you to get ahold of Timothy Carter's personal effects from forensics.

Lisbon : How am I gonna do that?

Jane : You'll think of something.

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At O'Malleys, Cho and Rigby are watching the mall's video surveillance.

Rigsby : Jane says the gun was in the newspaper. There. Looks like a waitress.

Cho : Can't see if she takes anything. Security guard.

Rigsby : That's the forensic tech.

Cho : No gun.

Rigsby : So one of those three must have taken it - waitress, security guard, forensic tech.

Cho : Yeah, if there was a gun.

Rigsby : Yeah.

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In the jail common room, Jane watches some prisoners in orange uniforms playing poker. He comes closer.

Jane : I love a good game of cards. What's the buy-in?

Frank Lopez : Buy-in's 100 grand,outside money.

Jane : Excellent. I'm in.

Frank Lopez : You got to have collateral, so we know you can cover your debts.

Jane : Oh, no problem. I got all sorts of collateral. I have a vintage car collection worth 2 1/2 mil or thereabouts.

Phil : How do we know that?

Jane : Well, what kind of fool would lie to folks like you about somethin' like that? If you found out i was lying, you'd kill me, right?

Frank Lopez : True. Take a seat.

Jane (taking a sit) Thank you.

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Rigsby is talking to the forensic tec in a corridor.

Forensic tec : Yes, I was the first tech on scene. I already spoke to the detectives from Sac P.D.

Rigsby : Well,you know how it goes. There's multiple investigations going on here.

Forensic tec : Oh, sure. But aren't you guys suspended?

Rigsby : Technically, yeah, but we're just talking here.

Forensic tec : I'm not sure I should be... Talking to you.

Rigsby : Why not? You have something to hide?

Forensic tec : No. What would I be hiding?

Rigsby : Look. Someone took a cell phone and a gun from the crime scene.

Forensic tec : Not me. There was no gun, not that I saw.

He walks away.

Rigsby : Wait. Look me in the eye and tell me that.

Forensic tec : There was no gun.

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Back to the jail, Jane is still playing poker.

Phil : 25.

Jane whistles in a impressed yet nervous way.

Jane : Okay, well, I'm gonna see you, and then I will raise you... All in.

Phil : You know,puss... When you bluff, you have a real obvious tell.

Jane : When I reach to tug on my ear, but stop myself? That tell?

Phil : Yeah.

Jane turns over his cards.

Frank Lopez : Straight flush. He got you good.

Everybody around laugh at Phil and Jane smiles.

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In a multi-storey parking lot, aa black SUV stops beside a car. Lisbon comes out and the SUV's driver does the same, holding a big paper bag.

Man : Teresa lisbon?

Lisbon (surprised)Yes?

Man : Phil says to tell your friend he doesn't want to see him again.

He gives her the bag and leaves. Lisbon looks inside and sees wads of bills.

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Jane meets Lisbon outside the prison.

Jane : Hey.

Lisbon : Hey.

In the car.

Lisbon : So what did you do, honestly?

Jane : He had a gun.

Lisbon : No, I mean, how did you raise the bail money?

Jane : Oh, that. Uh, murder for hire. Killed a snitch. Stabbed him in the kidneys.

Lisbon : You did not.

Jane : I did not. I won it in a card game, but I had you for a moment. You really do fear for my sanity.

Lisbon : No... What do we do now?

Jane : Well, first, eggs. Then we go see Sally Carter. Did you get her husband's effects from forensics?

Lisbon : Yes. I had to lie through my teeth, call in all kinds of favors, and it was a bust. Nothing useful. Watch, key, gum, wedding ring.

Jane : Doesn't matter. Gets us in the room with Sally Carter.

Lisbon : Somehow I don't think she's gonna want to talk to you.

Jane : Really?

Lisbon : You killed her husband.

Jane : Well, there you go.The ice is broken. We have something to talk about.

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Cho has gone back to the mall and is talking to the waitress.

Waitress : No, he didn't have a gun, not that I saw.

Cho : Did you notice the newspaper that he was carrying?

Waitress : No. I didn't really see anything. I was just trying to comfort him the best I could.

Cho : So he was still alive when you got to him.

Waitress : Yes.

Cho : Did he say anything?

Waitress : He said, "Give my love to Sally and Charlaine".

Cho : That's all?

Waitress : Then he died. I think, anyhow. He didn't say anything else, and the security guard was freaking out at me, so I left him.

Cho : Why was the guard freaking out?

Waitress : He was like, "Get away from the body! Get away from the body! This is evidence! Don't touch him!". He was kind of a jerk about it.

Cho : This guard, he was a youngish bald guy?

Waitress : Yes, with crazy eyes.

Cho is in the control room withe the same security guard.

Guard : Yeah, Ron Deutsch. He was supposed to be working today, but he didn't show up.

Cho : I need his home address.

The guard sighs, but do it nevertheless.

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Lisbon and Jane arrives at the Carters. Lisbon is holding the box in wich Timothy Carter belongings have ben placed. Jane rings the doorbell.

Lisbon : I have a bad feeling about this.

Jane : Well, you've been shot. You're bound to have a gloomy outlook. Ignore your feelings.

The door craks open. Jane turns around and holds his phone as if he really was making a call.

Joan : I'm sorry, agents. This isn't a good time. We're having a small memorial party for Tim.

Lisbon : We have his personal effects here.

Joan : Thank you. I can take those.

Lisbon : I'm sorry. Mrs.Carter has to sign for them in our presence. Shouldn't take long.

Joan : I see. Uh, let's go around to the kitchen door.

Jane : Okay, then. Got to go.

Jane and Lisbon are waiting for Sally Carter to come in the kitchen.

Jane : Well, this is easy as pie.

Lisbon : So far.

Jane : Pie.

Sally and Joan enter the room.

Sally Carter : But you're-

Jane : Yes, I am.

Joan : Sally, you all right?

Sally Carter : This... This is Patrick Jane, the man who shot Tim.

Joan : Oh, my lord.

Jane : Don't be scared. I'm harmless, truly.

Joan : What do you want?

Jane : I had to talk to you face-to-face, so I'd know for sure. If your husband's innocent, if I made a mistake, then I'm truly, deeply sorry, and I swear to you, I will spend the rest of my life earning your forgiveness.

Sally Carter (coming closer) Mr. Jane... As god is my witness, my husband never broke the law in his life. You murdered a good man.

They keep silent for a while.

Jane : Do you have any tea?

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Rigsby and Cho arrive at Agent Deutsch house. The cartaker goes with them to the apartment.

Rigsby : Mr. Deutsch!

They wait for a while in silence.

Cho (to the caretaker) Open it up.

Caretaker : You got a warrant?

Cho : We don't need one. We just want a quick look around.

Caretaker : Let me check with my boss.

Rigsby : Sir...

Caretaker : Won't be long.

He leaves.

Cho : You hear that?

Rigsby : What?

Cho : Sound of a struggle, coming from inside the apartment.

Rigsby : Oh, yeah. I do. Someone might be in danger.

Cho : Yeah.

Cho knocks down the door. They find Deutsch's body in the bathtub. A blow-dryier is in the water.

Rigsby (calling Lisbon) Security guard's dead. Hair dryer in the bathtub.

Lisbon : Could it be an accident?

Rigsby : Well, it could be. Except the dead guy's bald, near enough, so what would he use a hair dryer for? Looks like suicide or murder.

Lisbon : That's good news. Not for Mr. Deutsch, God rest him, but supports Jane's story.

Rigsby : Yeah. Someone must have arranged for Deutsch to take the gun, switch the phone, then killed him to keep him quiet.

Lisbon : Be sure that forensics search Deutsch's apartment carefully. It's a long shot, but we may get lucky and find the gun or the phone.

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In the Carter's kitchen, Jane and Sally are talking while Lisbon is phoning Rigsby.

Sally Carter : It's weird how much we had in common right from the start. We just naturally made a couple.

Jane : Soul mates.

Sally Carter : Yes. Soul mates.

Lisbon has hung up and knocks on the bay window.

Lisbon : Jane.

Jane : Excuse me, please, Sally.

He meets Lisbon outside.

Lisbon : The first security guard on the scene after the shooting, is dead. Hair-dryer-in-the-bathtub dead.

Jane : Well, that's a relief. I mean...

Lisbon : I know what you mean.

Jane : This woman is good. Starting to doubt my own story.

Lisbon : Tell me about it.

They come back inside.

Jane : Sally, would you mind if i used your bathroom?

Sally Carter : Not at all.

Jane : Thank you.

Jane sneaks around and goes to the room next to the kitchen. He finds a closet and opens the window's latch.

Lisbon : Thank you. That's all we need. We'll leave you in peace.

Jane (coming in) Uh, in just one moment. See, thing is, Sally, I like you. I can tell that you're a good, honest person,Which means either I'm crazy or your husband was keeping some very dark secrets from you, and i-i'm pretty sure I'm not crazy.

Sally Carter : My husband kept no secrets from me. None.

Jane : All men keep secrets from their wives. All of them. Tim was no different.

Sally Carter : You're wrong.

Jane : I bet I can prove I'm right. (He picks a key ring in Timothy Carter's belongings) You recognize these?

Sally Carter : Yes, of course. Tim's key ring.

Jane : Do you have your own keys close by?

Sally opens a drawer and picks up her own key ring.

Jane : How many keys do you have there?

Sally Carter : Uh, six.

Jane: You sure?

Sally silently counts them.

Sally Carter : Six keys.

Jane : Your husband has seven. One, two, three, four, five, six, seven. What's the seventh key for?

Sally Carter : I don't know.

Jane : You don't find that odd?

Sally Carter : No. I'm sure lots of husbands and wives Have a different number of keys.

Jane : Exactly. That's what I'm saying. Everybody has secrets. This is proof positive that your husband was no different. I wonder what it opens.

Sally Carter : You think you're so smart with these little mind games, don't you?

Jane : It's just a question.

Sally Carter  : But the truth is... You are nothing but a sad, crazy person, and a murderer. And I'm sorry, but I want you to leave my house right this minute.

Jane : Okay.

Jane puts down the key ring and they leave the house.

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Jane and Lisbon get in the car.

Lisbon : I don't get what you thought was gonna happen.

Jane : I was feeling my way.

Lisbon : What now?

Jane : Well, just drive around the block.

Lisbon : Okay. Why?

Jane : Question... Do you trust me?

Lisbon : Not 100%, no.

Jane : Different question,then. Could you stop right here?

Lsibon sighs but do it anyway. Jane gets out and groans while stretching his muscles.

Lisbon : So, what's the question ?

Jane : How's your injury?

Lisbon : It hurts.

Jane : You think you can run?

Lisbon : No.

Jane : Yeah. Probably don't want to get too excited. You'll pop your stitches.

Lisbon : What?

Jane : I'm gonna sneak back inside the Carter house. I want you to stay here until I call you.

Lisbon: Don't- Don't you dare ! Jane? Jane !

Jane runs off and find himself behind the Carter's house. The garden is surrounded by a high fence. After some hiking, Jane manages to pass over it. He then sneak in the house thanks to the window that he has left open. He hides in the closet, waiting for the night to fall. In the car, Lisbon is checking her phone.

From his hideout, Jane hears all the guests leaving the house.

Sally Carter  : Thank you for coming. Good night.

Person 1 : Good night.

Person 2 : If you need me to stay over, keep you company... I can babysit Charlaine.

Sally Carter : I'll be fine.

Person 2 : Anything you need.

Sally Carter : Thank you, honey.

Person 2 : You've been a rock.  Call me, okay?

Sally Carter : I will.

We can hear a door shuts close, then we see Sally Carter going back in the kitchen and taking the key ring before she goes to the cellar.
In a corner of the room, there is a workshop and a wall nearby is used to support multiple tools. Sally takes off a hatchet and a fake, then open the wooden panel, revealing a hidden door.
She opens both locks of the door with her husband's key ring and enters a room furnished with a long sofa, a dresser and a few lamps. She looks for something in a chest that the the key would open, but fails. Then, she penetrates in a new room and opened the drawer of a bedside table. On a bed, the girl missing is handcuffed.

Sally Carter (standing up)How many times do I have to say it? Don't look at me. Don't you ever look at me !

She tries again to search in the drawer, then turn towards the girl.

Sally Carter : You know, don't you? You know. What does this open? (Debbi sobs) Oh, Debbi. Open your eyes. (Sally gently raises her head) Look at it. What does this open?

Debbi Lubin : I don't understand.

Sally Carter (hitting her) You lying slut! You and tim have been keeping secrets from me all along, haven't you? All along! What does this open?!

Jane (opening the door wide) It opens my locker at the CBI gym. Good news is, your husband wasn't hiding anything from you. You really were soul mates. Bad news? You're under arrest, you loony bitch.

Lisbon makes a step from the side ans apperas at the door, gun in hand.

Lisbon : Oh, my god. On your knees. Put your hands on your head.

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Courthouse, Bertram is talking to Ardiles.

Bertram : Listen, this girl in the basement changes the game. We can't appear vindictive. Jane has an enormous amount of public sympathy right now.

Ardiles : Yeah, well, the D.A. is telling me to go full speed at him. Vigilante justice can't go unpunished, regardless what the sympathetic circumstances might be.

Bertram : Oh, no, absolutely. A firm line drawn under this episode is best for the bureau. It was best for all concerned. I'm just saying... No death penalty, right?

Ardiles : No, that's out now, but we are confident first degree murder will stand up. Facts don't allow for any other verdict.

 

In the courthouse, Debbi is answering Jane questions.

Debbi Lubin : After a while, I stopped trying to escape. Then I thought about killing myself. But then I thought about my mom and dad and my brother, and I couldn't do it. I had to stay alive for them, so that kept a spark of hope alive inside me. And then, just when I was about to despair, Mr. Jane and agent Lisbon came and rescued me.

Jane : You're a brave girl, Debbi. Now that you've had time to look back calmly, what is your opinion of Timothy Carter?

Debbi Lubin : He's a monster.

Jane : Thank you. No further questions.

Judge : Thank you, Mr. Jane. Mr. Ardiles?

Ardiles stands up while Jane sits down.

Ardiles : Debbi, just one question. Did Timothy Carter ever say to you that he was Red John?

Debby lubin : No,sir.

Ardiles : Did he ever mention the name Red John?

Debby Lubin: No, sir.

Ardiles : Did he ever mention any other crimes he might have committed?

Debby Lubin:  No, but I don't see how that-

Ardiles : Thank you so much, Debbi. You've been super helpful. No further questions, your honor.

Judge : Redirect,Mr. Jane? (He shakes his head) The witness may step down. Thank you, Debbi. Mr. Ardiles?

Ardiles : Now Mr. Jane is going to stand up here in a moment, and he's going to tell you that Timothy Carter was Red John. The fact is, he has no proof of that. None whatsoever. Now was, uh, was Tim Carter a nice man? No. Obviously not. But was he a serial killer? Do we have any proof that he ever killed anyone? Anyone at all No. We don't. The only murder that we know of, the only murder that is an attested fact, is the murder committed by this man here, Patrick Jane. A murder committed out of misguided lust for personal vengeance. (In the audience, Lisbon closes her eyes, looking sad).

Jane : Prosecutor says that Timothy Carter wasn't Red John. Well, Carter told me himself that he was Red John, but I- I can't prove that. The forensic evidence is inconclusive. His wife refuses to talk to anyone, refuses to speak at all, so she's no use to us. What about Carter's records? Surely there must be some clues there... no. On paper, this man seems to appear out of nowhere five years ago. Before that, nothing. Why? Because Timothy Carter is an invented identity, a mask. I'm not guilty of killing Timothy Carter because Timothy Carter never existed. There is no Timothy Carter. There is only Red John. Red john... Started killing people 12 years ago. It's hard to put an exact number on how many people he's killed, But it's somewhere around 28. Nearly all women, late at night, in their homes. He wakes them first, because he likes to see the fear in their eyes. He likes to hear them beg for mercy as he cuts them open. He did that to my wife and daughter... And I've been looking for him ever since... Looking for personal vengeance. I believe that's... My right. I have the right to kill the man that killed my family. I don't say i shouldn't be punished for doing what I did. I feel I had no choice. What would you do?

Jane goes back to his chair.

~~~~~~~~

Lisbon is pacing nervously outside the courtroom. The others meet her.

Van Pelt : Any news?

Lisbon : The jury's out.

Van Pelt : How's it looking?

Lisbon : Maybe if we're lucky ,he'll give him second-degree murder. (Van Pelt and Rigsby seem chocked) Jane will be out of prison in three or four years.

The attorney announces the resumption of the hearing.

Lisbon : The jury's back already. That can't be good.

They go back inside.

Judge : Ladies and gentlemen of the jury, have you reached a unanimous verdict?

Jury forewoman : We have, your honor.

Judge : Please state your verdict for the courtroom.

Jury forewoman : We, the jury, find the defendant, Patrick Jane... (Lisbon's head drops. She looks upset) Not guilty, on all counts.

A hubbub rises in the courtroom. Cho, Lisbon and Rigsby look utterly chocked. Van Pelt manages a relieved smile. Bertram stands up and glances at Lisbon before leaving.

Judge : Quiet!

Jane remains impassive.

~~~~~~~~

Jane comes out of the courthouse and spots Lisbon waiting for him accross the street, drinking a coffee. They smile to each other and get in the car.

Lisbon : So... What now?

Jane : Now? Well, tea would hit the spot.

Lisbon : No. I mean, what now? Well, you've done what you set out to do. You got your vengeance. Do you feel different? Feel better?

Jane : No. I feel guilty.

Lisbon : Guilty? Why?

Jane : For deceiving the jury. I mean, I had no choice. Going to prison for murder would have been a victory for Red John.

Lisbon (puzzled) What do you mean? Red John's dead.

Jane : Timothy Carter's dead. He was an evil man, but he wasn't Red John. Red john... Is still alive. Watch the road.

Kikavu ?

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