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#222 : Regard de femme

Des étincelles romantiques commencent à voler quand Jane et la prétendue médium Kristina Frye se croisent de nouveau au cours de l'enquête menée par le CBI sur le meurtre d'un homme charismatique qui était à la tête d'une organisation bénévole contre le trafic humain.

Screencaps

Avis de Télé Star : La gentillette confrontation entre Jane et la femme médium finit par lasser.

Popularité


3.5 - 4 votes

Titre VO
Red Letter

Titre VF
Regard de femme

Première diffusion
13.05.2010

Première diffusion en France
15.12.2010

Vidéos

Trailer CBS

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Trailer CTV

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Plus de détails

Dates de diffusion Fr

21 juin 2010 (TPS Star)
15 décembre 2010 (TF1)

Scénario Eoghan Mahony
Réalisation John Showalter
Avec

Aunjanue Ellis (Special Agent Madeleine Hightower)
Leslie Hope (Kristina Frye)
Nick Searcy (Sheriff Burnside)
Melissa Fumero Barnes (Carmen Soledad)
Marco Rodriguez (Hector Brava)
Alice Evans (Ilsa Engels)

Audience US : 14,84 millions de téléspectateurs (3.2%)

Audience Fr : 8,94 millions de téléspectateurs

 

San Desidera en Californie. Mr Lynch et Stace attendent Mr Hector Brava, conférencier doit faire une conférence internationale sur les droits de l’homme, est attendu pour monter sur scène. Soudain il arrive. Mr Brava doit faire un discours qu’il n’a pas rendu public avant. Puis l’homme dit au journaliste qu’il l’interroge « les gens qui font du trafic humain  sont comme des cafards qui se cachent dans l’ombre. Vous devez les exposer à la lumière. » Mr Brava reçoit ensuite un texto qui lui dit « Retrouvez-moi à la porte du personnel, Carmen. ».  Stace attend, le hall se vide et Hector Brava ne revient pas. Elle décide alors d’aller voir où il est passé. Stace aperçoit Hector Brava sur le sol la tête en sang.

Jane et Lisbon sont accueillis par Andy Burnside, sheriff du comté de Kane. Le sheriff dit qu’Hector Brava dirigeait « La fondation Abritant la lumière ». Cho informe Lisbon qu’Hector Brava a été tué d’un coup derrière la tête ce qui a provoqué un traumatisme crânien. Apparemment l’arme qui a servi à le tuer serait un extincteur. Deux carmen qui étaient dans l’établissement ont été recensées. Mais toutes les deux ont un alibi. Jane demande où se trouve le discours de Brava. Le sheriff dit que rien n’a été retrouvé. Jane ne comprend pas et dit qu’il y a une contradiction autour du meurtre de Brava. Le meurtre semble être improvisé, l’extincteur, l’endroit semi-public, mais la mise en scène par rapport au message était planifié. Il n’y a pas vol ni agression excepté le coup porté à la tête. Jane trouve que ça ne ressemble pas à une colère meurtrière. Jane trouve que ça ressemble plus à un acte de désespoir. D’après Jane, le meurtrier voulait empêcher Brava de faire ou de dire quelque chose. Le sheriff dit que c’est exactement ce que dit leur médium Kristina Frye.

Kristina Frye est en train de s’occuper de Stace quand Jane et Lisbon s’approchent d’elle. Jane fait preuve de beaucoup de cynisme envers Frye. Lisbon dit au sheriff qu’il vaut mieux les laisser se retourver. Van Pelt ne peut pas retracer l’appel qu’a reçu Brava car ça provient d’une boîte électronique morte. Cho dit qu’il n’y a aucune trace du discours. La femme de Brava est à l’intérieur.

Lisbon, Jane et Kristina discutent avec la femme d’Hector Brava. Elle dit qu’elle et son mari savaient qu’une telle chose arriverait un jour. Ils craignaient les trafiquants et les esclavagistes. Elle leur apprend également que depuis Noël son mari a reçu une demi-douzaine de menaces de mort. La femme d’Hector ne sait pas de quoi son mari allait parler. Elle sait juste qu’il devait avoir son discours sur le lui. Elle leur indique ensuite qu’ils doivent parler à Russell Bigelow, il faisait de la recherche pour Hector. Lisbon demande à Mme Brava si le nom de Carmen signifie quelque chose pour elle elle dit juste que ça lui rappelle l’opéra Carmen. Jane demande si son mari la trompait ou si elle avait déjà trompé son mari. Issa Brava n’est pas contente et jette la soucoupe de sa tasse à café au visage de Jane qui l’évite. Ils mettent ensuite fin à la conversation.

Rigsby et Cho interrogent Bigelow. Ils lui demandent ce que le discours de Brava contenait. Bigelow commence à parler de trafic qui générait des milliards. Russell Bigelow explique que des gens sont derrière tout ça des gouvernements et qu’il craint pour sa vie. Dans le discours de Brava il y avait des renseignements sur la coalition anti-trafic. Cette association est dirigée par Christopher Lynch. Bigelow et Brava ont trouvé que la coalition est une couverture pour un groupe de trafic. La coalition a utilisé Bigelow et Brava pour éliminer la concurrence. Russell Bigelow donne la copie du discours de Brava aux agents. Hector voulait dénoncer lui-même Lynch en public et c’est pour cette raison que les autorités n’avaient pas été prévenues. Bigelow ne connaît pas non plus de Carmen.

Hightower demande à Rigsby d’aller avec Cho voir ce que dit Lynch au sujet des propos de Bigelow. Lynch n’est vraiment pas content de ce que lui disent Cho et Rigsby. Lynch dit que tout ceci est un complot orchestré par les trafiquants afin de créer une division. Lynch afin de se disculper propose de laisser ses avocats leur donner accès à tous ses dossiers. Ainsi le CBI, verra que la coalition n’a rien à cacher. Lynch ne sait pas non plus qui est Carmen. Lynch a vu Hector se disputer avec un homme du nom de Tariq Sharif ce qui pourrait faire un suspect. La dispute concernait une femme.

Au CBI, Cho et Rigsby ont trouvé des choses bizarres et vont vérifier. Van Pelt montre la photo de Tariq Sharif à Lisbon.

Lisbon et Jane vont voir Sharif. Il se trouve prêt de la piscine. Alors qu’ils vont voir Sharif, Kristyna est déjà auprès de lui. Jane veut enlever les lunettes de Sharif qui ne le souhaite pas. Lisbon souhaite savoir pour quelle raison. Sharif retire ses lunettes et l’on peut voir qu’il a un œil au beurre noir. Sharif a reçu un coup de poing de Brava. Brava a frappé Sharif à cause de femme Ilsa. Sharif et Ilsa avait une relation très proche sans pour autant être amants. Sharif dit que c’était hypocrite de la part de Brava puisque lui était infidèle. La nuit avant sa mort Sharif est allé dans la chambre de Brava pour l’affronter. Une femme sortait de sa chambre. Sharif en fait la description : jeune, jolie, elle portait des vêtements bon marché. Il imagine que c’était une prostituée.

Rigsby et Cho sont à la recherche d’une structure où l’appel aurait été donné. Cho et Rigsby descendent de leur véhicule et munis de lampes ils explorent une propriété. Ils entendent du bruit provenant d’un camion et Cho casse le cadenas. Ils ouvrent le camion. A l’intérieur se trouve des femmes étrangères.

Rigsby et Cho interrogent Lynch. Il lui dit qu’il était au courant du travail de femmes qu’ils ont retrouvé dans le camion. Lynch nie tout. Il dit que tout ceci est un coup monté. De l’autre côté de la vitre se trouvent Jane et Hightower. Hightower dit que Lynch est coriace. Jane le décrit comme un sociopathe. Alors qu’ils sont dans le couloir, Hightower et Jane aperçoivent Kristina Frye. Hightower dit qu’elle aime bien Jane et qu’il faudrait qu’il songe à ressortir avec quelqu’un. Jane s’en va en direction de l’ascenseur et Kristina le suit. Elle lui dit que Lynch n’a pas tué Brava. Jane et Kristina retournent voir Ilsa la femme de Brava.

Jane commence par s’excuser de sa conduite de l’autre jour auprès d’Ilsa. Ilsa dit que Tariq ment à propos de la visite d’une femme dans la chambre d’Hector. Elle dit que c’est dégoutant de sa part. Kristina s’en va et Jane appelle Lisbon et lui demande de le rejoindre au bar de l’hôtel.

Au bar, Jane est en compagnie de Novella une femme. Lisbon arrive et il l’appelle chérie. Novella propose à Jane de voir avec un certain Howie si ils peuvent monter tous les trois à l’étage. Jane souhaite explorer de nouveaux horizons avec sa femme Teresa. Jane appelle ensuite le barman. Celui-ci demande à Jane si c’est pour une autre bouteille mais Jane répond que non et qu’il pense que c’est lui le maquereau. Jane dit qu’il souhaite prolonger la soirée à l’étage dans un coin privé. Le barman répond que pour deux se sera plus cher. Jane dit que Lisbon va payer. Elle sort alors sa carte du CBI. Jane montre une photo au barman et lui demande si il reconnaît l’homme qu’il lui indique. L’homme dit que non. Le barman reconnaît néanmoins Russell Bigelow. Il est venu chercher une fille.

Bigelow est en salle d’interrogatoire au CBI. Il dit que ce n’est pas vrai. Lisbon lui dit qu’elle sait que ce n’est pas pour lui mais pour son patron Brava. Russell raconte que Ilsa était de retour à Berkeley. Brava lui a demandé de lui rendre service car il ne pouvait pas descendre lui-même au bar parce que quelqu’un aurait pu le reconnaître. La fille s’appelait Claret.

Claret est interrogée par Van Pelt. Chaque jeudi après-midi il devait se rencontrer. Brava avait une planque à Oakland. Claret donne l’adresse et une clé de l’appartement.

Risgby et Cho s’y rendent. Rigsby trouve sur le bureau un portrait de Carmen avec un numéro de téléphone.

L’appartement correspondant au numéro de la carte appartient à Sally Alvarez. Van Pelt a trouvé qu’une Carmen Reyes a appelé Brava sur son téléphone de l’hôtel deux fois la nuit avant qu’il ne meure. Carmen a laissé son nom sur la messagerie de l’hôtel. L’appel provient de « Sunset Horizon Motor Court » à San Desidera.

Kristina rejoint Jane et Van Pelt au motel. Elle a été prévenue par Lisbon. Kristina Frye dit que Sally est morte récemment.

Cho et Rigsby vont à l’autre adresse où Sally pourrait se trouver. Le gérant est présent et Cho lui demande d’ouvrir la porte avec son passe. Cho entre et trouve la jeune femme à terre morte. Elle est morte depuis environ six heures d’un traumatisme crânien. Il y avait bien deux Carmen dit Jane et elle se trouve avec lui. La jeune fille prétend être la fille d’Hector Brava.

Au CBI, face à Van Pelt, Sally explique qu’il y a un an un cancer a été diagnostiqué à sa mère. Avant de mourir elle lui a révélé qu’Hector Brava était son père. Après l’enterrement de sa mère, Sally a écrit à Hector qui ne lui a jamais répondu. Lorsqu’elle a vu qu’il allait faire un discours elle a décidé d’aller le rencontrer. Le soir d’avant sa mort elle est allée dans sa suite. Il l’a laissé entrer et était amical jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle était sa fille. Il était contrarié et en colère. Il a dit avoir déjà rencontré sa fille et a cru à une arnaque. Il l’a mise dehors et a fermé sa porte à clé. Sally dit que ce n’est pas elle qui a envoyé le message car elle n’a pas de portable.

Jane, Kristina et Lisbon retournent voir Ilsa. Elle dit qu’elle n’a jamais pu avoir d’enfant. Ilsa dit qu’elle était au courant du comportement de son mari et qu’elle l’acceptait. Jane ne comprend pas Ilsa qui dit que si elle avait su elle aurait pu sauver son mari. Pour Jane c’était un couple sans amour. Ilsa est furieuse. Jane organise un petit rassemblement pour lequel Kristina appellera Hector Brava. Jane demande à Kristina de laisser croire que l’esprit d’Hector veuille se venger et d’ensuite le laisser prendre les choses en main. Elle n’est pas d’accord car elle dit que si elle agit comme cela elle abuserait de son don.

La réunion commence. Tout le monde est présent y compris la fille d’Hector. Kristina commence par remercier tout le monde d’être venu et dit que Patrick l’assistera. Kristina demande à ce que tout le monde soit calme et concentré et qu’ils doivent regarder la bougie au centre de la table. La séance commence, Kristina dit qu’il est ici et qu’elle sent sa présence. Kristina dit que le tueur est dans la pièce. Hector Brava dit que la vengeance viendra. Le sang du tueur sera versé avant que le soleil ne se lève. Jane prend ensuite la parole et dit qu’il voit une image brumeuse. Kristina intervient et demande à Hector de montrer qui est le tueur. Jane dit je vous vois tape sur la table et Bigelow tombe à terre. Il dit que Jane lui a fichu la chair de poule. Jane accuse Bigelow du meurtre de Brava. Lisbon intervient et dit que c’est lui puisqu’il gérait la correspondance de Brava. Bigelow était le premier à lire les lettres de Carmen. Bigelow a mis sur pied un RDV avec Sally. Il lui a demandé de prétendre être Carmen puis il a dit à Brava qu’il avait fait l’amour avec sa fille. Ensuite la véritable Carmen est arrivée. Il a alors truqué le message de Carmen et quand Brava est passé par la porte de service il l’a tué. Bigelow a aussi tué Sally Alvarez pour couvrir ses traces.

Bigelow est en salle d’interrogatoire au CBI. Il raconte qu’il a lu la lettre de Sally. La lettre décrivait une liaison vieille de 20 ans. Cho veut savoir pourquoi il a fait tout ça. Bigelow est en fait amer car Brava ne l’a jamais remercié pour son travail. Bigelow que lorsque la veritable Carmen est venue, il a joué l’homme stupide ne comprenant pas. Le matin suivant, Bigelow a reçu un appel de Brava lui disant qu’ils devaient parler. Brava avait compris toute la machination. Bigelow a alors envoyé un message à Brava depuis le hall d’entrée. Bigelow a attendu Brava et l’a frappé mortellement. Il a ensuite déposé l’extincteur au sol et est parti en courant.

Sally vient voir Van Pelt qui a demandé à lui parler pour vérifier des choses dans sa déposition.

Kristina va voir Jane pour le remercier pour le travail fait ensemble. Hightower et Lisbon viennent remercier Kristina. Lisbon dit que contrairement à ce qu’elle a dit aucun sang n’a coulé. C’est à ce moment que la fille de Brava frappe Bigelow. Ses lunettes sont cassées et il saigne du nez.

Jane sort derrière Kristina et lui dit que c’était un coup de bol. Jane dit que les morts sont morts et qu’il est impossible de leur parler. Kristina dit que c’est pourtant ce qu’elle fait. Jane lui dit « Vous êtes très douée ». Jane invite Kristina à boire un café. Kristina ne peut pas cette fois mais demande à Jane de la rappeler.

Fin…

Hall d'entrée

Hôtel San Desidera, California

(Des personnes de différentes nationalités sont présentes et interviewées par des journalistes TV)

Banderole à l'entrée d'une salle de conférence : "Global Human Rights, Conference 2010"

 

Lynch : Mais où diable est-il, Stace?

Stacey : Ne vous inquiétez pas, M. Lynch. Je suis sûr qu'il sera là bientôt.

Lynch : Ouais, eh bien, c'est ridicule. Je veux dire, il commence dans moins de cinq minutes.

 

Stacey : Tout va bien, Monsieur Lynch. Il est ici.

Lynch : Très bien, faites-le monter sur scène et je vais dire à tout le monde qu'il arrive.

Stacey : Ok.

Stacey : M. Brava, j'ai bien peur que nous devions nous dépêcher.

(Un journaliste s'approche.)

Journaliste : M. Brava, aucune copie de votre discours n'a été rendue publique en avance. Pourquoi tant de secrets?

Brava : Eh bien, venez l'écouter et vous saurez.

Journaliste : Pouvez-vous nous dire quoi que ce soit sur ce que vous allez dire?

(Brava s'arrête de marcher vers la salle de conférence)

Brava : Vous voulez en entendre quelques bribes? Très bien. Les gens qui font du trafic humain sont comme des cafards qui se cachent dans l'ombre. Vous devez les exposer à la lumière.

(Le téléphone de Brava bipe, un sms lui est parvenu.)

Journaliste : Qu'est-ce que vous voulez dire par "exposer"? Est-ce que vous nommerez quelqu'un?

[SMS : Retrouvez-moi à la porte du personnel, Carmen.]

Journaliste : M. Brava.

Brava : Attendez ici.

Stacey : Euh, M. Brava.

Brava : Je reviens tout de suite.

Stacey : M. Brava!

Journaliste : C'était Hector Brava, le conférencier pour la Conférence Internationale des Droits de l'Homme.

(Brava se dirige vers l'aile technique de l'hôtel.)

 

(Au bout d'un long moment d'attente, Stacey se lance à la recherche de Brava.)

Stacey: M. Brava? Nous devons vraiment... (voyant le corps allongé à terre de Brava) Aidez-moi! Quelqu'un, s'il vous plait!

(Elle sort en courant chercher de l'aide.)

 

 

Hall de l'hôtel

(Lisbon et Jane entrent, ils sont accueillis par le sheriff.)

Sheriff : Andy Burnside... Sheriff du comté de Kane.

Lisbon : Agent Teresa Lisbon. Voici Patrick Jane, notre consultant.

Sheriff : Salut.

Jane : Salut.

Sheriff : Alors la victime s'appelait Hector Brava. C'était une bonne âme. L'organisation qu'il dirigeait s'appelle "La Fondation Abritant la Lumière". Ils se battent contre le trafic humain. Une conférence est en cours. Il était censé faire une sorte de discours. (à Jane) Alors vous êtes le médium, hein?

Jane : Non. Il n'existe rien de tel que les médiums.

(Lisbon, Jane et le Sheriff Burnside arrivent sur les lieux du crime, Cho est là.)

Cho (à un policier) : D'accord. Merci. (à Lisbon et Jane) On dirait que la cause de la mort est un traumatisme crânien dû à un coup derrière la tête.

Sheriff : Ouais, certains de mes hommes ont trouvé un extincteur recouvert de sang. Aucune empreinte utilisable dessus, cependant.

Lisbon : S'il était ici pour faire un discours, qu'est-ce qu'il faisait là-derrière?

Sheriff : Ça. C'est un message.

Lisbon (lit le SMS) : "Retrouvez-moi à la porte du personnel, Carmen."

Sheriff : On recherche l'expéditeur maintenant.

Cho : Combien de Carmen avez-vous identifiées à l'hôtel?

Sheriff : Deux employées à l'hôtel, deux autres qui suivaient la conférence. Elles ont toutes des alibis, cependant. On va continuer à chercher. Il avait son porte-monnaie sur lui, toutes ses cartes de crédit, beaucoup d'argent, on ne peut donc pas exclure un vol.

Jane : Peut-être. Où est son discours?

Sheriff : Hmm?

Jane : Eh bien, vous venez de dire que Brava était en route pour faire un discours. N'aurait-il pas dû avoir ce discours sur lui, ou des notes au moins ? Vous avez trouvé quelque chose ?

Sheriff : Non.

Lisbon : Découvrez tout ce que vous pouvez savoir sur ce discours.

Cho : Compris.

Lisbon (à Jane) : Quoi?

Jane : Euh, il y a une contradiction ici. Le meurtre en lui-même semble improvisé... L'extincteur, l'endroit semi-public. Mais la mise en scène... Le message était planifié. On ne peut pas parler de vol. Pas d'agression excepté le coup porté à la tête. Ça ne ressemble pas à une colère meurtrière. Ça ressemble plus à un acte de désespoir. Le meurtrier voulait empêcher Brava de faire quelque chose ou de dire quelque chose.

Sheriff : C'est exactement ce qu'a dit notre médium.

Lisbon : Votre médium?

Sheriff : Kristina Frye.

Jane : Vous rigolez.

Sheriff : Quoi, vous avez entendu parler d'elle?

 

Dans le hall de l'hôtel

Frye (à Stacey) : Détendez-vous. Ne forcez pas le souvenir. Il viendra et les détails émergeront.

Jane : Combien est-ce que vous la payer, sheriff?

Sheriff : Ce ne sont pas vos oignons.

Jane : Oh, tant que ça? Je travaille pour les mauvaises personnes.

Lisbon : Mme Frye, bonjour. C'est un plaisir de vous voir à nouveau.

Frye (à Lisbon) : Vous aussi. Merci. (à Stacey) Nous parlerons plus tard.

Jane : Alors vous avez le sheriff au doigt et à l'œil.

Frye : Le sheriff Burnside est un homme admirablement ouvert d'esprit.

Sheriff : Mm, oui. C'est aussi un homme qui aime regarder la télévision avec un chat pelotonné sur ses genoux pendant que sa mère est assise à côté de lui en train de tricoter. Mais je suis sûr qu'il préférerait que cela reste secret.

Sheriff : Eh bien, je croyais que vous aviez dit que vous n'étiez pas medium.

Frye : Oh, il l'est. Il n'est simplement pas prêt à l'accepter.

Jane : En fait, c'étaient les poils du chat sur vos pantalons, l'absence d'anneau de mariage et l'aura de celui qui vit avec sa mère. Mais si vous voulez croire que son oncle mort Harry est venu me le murmurer à l'oreille, à la bonne heure.

Frye : Est-ce que vous ne vous fatiguez de votre propre cynisme?

Jane : Oh, je suis plus fatigué que jamais. Quelle est l'alternative?

Lisbon (entraînant le sheriff ailleurs) : Pourquoi est-ce qu'on ne leur laisse pas un peu de temps pour se retrouver? Désolé pour l'histoire de la mère.

The Mentalist 2x22

Red Letter

 Première diffusion le 13 mai 2010

 

Dans le parc de l'hôtel

(Jane et Frye marchent côte à côte.)

Jane : J'ai une question. Comment ce fait-il que vous travailliez pour les flics? Je croyais que vous étiez un psychanalyste spirituel. Est-ce que vos patients se sont accrochés à vous?

Frye : J'ai toujours mon cabinet. Pourquoi, vous cherchez un thérapeute?

Jane : Euh, laissez-moi y réfléchir. Non. J'ai entendu dire que les psychanalystes sont une maladie qui se présentent comme un remède. Et au sommet de tout cela, vous ajoutez des fantômes.

Frye : Moquerie par réflexe... un signe d'une âme tourmentée, Patrick.

Jane : Vous vous êtes ennuyée, n'est-ce pas? C'était devenu trop facile de prendre leur argent.

Frye : Non. Je pense que notre don nous oblige à aider les autres.

Jane : Oh, c'est ce que vous pensez?

Frye : Mm-hmm.

Jane : Notre don nous donne l'obligation d'aider. J'aime bien ce concept. Je vais l'utiliser.

 

Sur la terrasse de l'hôtel

(Lisbon, Cho, le sheriff)

Cho : Van Pelt dit qu'il y a un problème pour tracer le message que Brava a reçu.

Sheriff : Quoi?

Cho : Eh bien, la piste mène à une boîte aux lettres électronique morte. Aucun moyen de retrouver sa trace. Mais elle va regarder ses autres téléphones, parcourir ses appels.

Lisbon : Et pour ce qui est du discours?

Cho : Il n'y a aucune information pour l'instant. On ne sait pas s'il l'avait sur lui ou pas. Mais on n'a pas encore parlé à sa femme. Elle est à l'intérieur.

Dans un appartement

(Jane sert du thé. Lisbon, Jane, Frye sont presents.)

Ilsa Brava : Hector et moi savions que quelque chose comme ça pourrait arriver. Il disait toujours qu'il y avait trop en jeu pour perdre son temps à s'inquiéter.

Lisbon : Qu'est-ce qui vous inquiétait?

Ilsa Brava : Les trafiquants... Des gens qui profitent de l'esclavage d'autrui. Hector les pourchassait sans relâche.

Lisbon : Y a-t-il quelqu'un à qui vous pensez qui aurait voulu le tuer?

Ilsa Brava : Agent Lisbon, mon mari a reçu une demi-douzaine de menaces depuis Noël. Si vous demandez des noms, eh bien, nous n'avions pas l'habitude de remplir les papiers.

Lisbon : Il allait faire un discours aujourd'hui. L'avait-il sur lui?

Ilsa Brava : Oui. Pourquoi?

Lisbon : Eh bien, il y avait beaucoup de secrets autour de ce discours. Euh, est-ce que vous saviez de quoi il allait parler?

Ilsa Brava : Non. Ce n'était pas inhabituel. Hector partageait rarement les détails de son travail avec moi. C'était sa manière de me protéger. La personne à qui vous devez parler s'appelle Russell Bigelow. Il faisait de la recherche pour Hector.

Frye : Ilsa, um... Est-ce qu'on vous a dit qui je suis et ce que je fais?

Ilsa Brava : Euh, oui.

Frye : Ma communication avec l'autre côté est comme un appel téléphonique longue distance avec une mauvaise connexion. Alors souvent les messages que je reçois n'ont pas de sens pour moi, mais ils ont du sens pour ceux qui sont dans l'au-delà, ok?

Ilsa Brava : Je ne crois pas vraiment à tous ces trucs surnaturels.

Jane : Vous n'êtes pas seule.

Frye : Votre mari veut que je vous rappelle quelque chose... quelque chose qui va vous faire sourire. C'est, euh... Je reçois une image, um... des fleurs de cerisier? Est-ce que ça veut dire quelque chose pour vous?

Ilsa Brava : Oui. Euh... Nous nous sommes mariés sous un cerisier. Comment pouviez-vous savoir ça?

Jane : Il peut se rappeler du feuillage le jour de son mariage, mais il ne peut pas vous qui l'a tué?

Frye : Passer de l'autre côté peut être déroutant. C'est un peu comme se réveiller après une anesthésie. Parfois ça peut prendre du temps pour obtenir quelque chose de clair.

Jane : Euh. Oh, d'accord, ça a un sens.

Lisbon : Est-ce que le nom de Carmen vous dit quelque chose?

Ilsa Brava : Euh, l'opéra. Pourquoi?

Jane (jouant avec un attrape rêves en verre) : C'est mignon. Euh, à mon tour. Ilsa... Est-ce que votre mari vous a déjà trompée? L'avez-vous trompé?

Ilsa Brava : Pourquoi est-ce que vous me demandez ça?

Jane : Vous... vous êtes très noble ... et digne. Très stoïque. Un truc à la Jackie Kennedy. Euh, peut-être que vous vous en foutez. Peut-être que vous êtes heureuse qu'il soit mort.

(Ilsa Brava réfléchit une seconde et lance au visage de Jane sa sous-tasse, qu'il esquive avec le sourire.)

Jane : Peut-être pas.

Ilsa Brava : J'aimerais partir maintenant.

Lisbon : Bonne idée. Jane, assez rigolé. Allons-y.

Jane : Ouais. (Tendant sa tasse vide à Ilsa Brava.) Merci pour le thé. Vraiment délicieux.

Extérieur

(Lisbon, Jane et Frye descendent l’escalier de l'appartement d’Ilsa Brava.)

Lisbon : Joli travail.

Jane : Elle cachait quelque chose. Je voulais savoir quoi.

Lisbon : Et qu'avez-vous appris?

Jane : C'est trop tôt pour le dire.

Frye : Elle a un sacré lancé.

Jane : J'ai vu ça.

 

Dans les bureaux du CBI

(Cho, Rigsby, Russell Bigelow)

Russell Bigelow : Je... Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée que je vous parle de tout ça. Je... Je suis juste un chercheur? Je...

Rigsby : Ecoutez, M. Bigelow, nous comprenons que vous soyez effrayé, mais nous devons vraiment savoir ce qu'il y avait dans ce discours.

Russell Bigelow : Vous ne comprenez pas. Ecoutez, le trafic génère des milliards. Je veux dire, il y a des gouvernements derrière tout ça. Ces gens peuvent s'en prendre à n'importe qui. Je veux dire, la mort d'Hector le prouve déjà.

Cho : Alors nous pouvons vous protéger, Russell. Mais seulement si vous nous dites ce que vous savez.

Rigsby : Si vous ne nous aidez pas, alors tout le travail que vous avez fait pour arrêter ces types n'aura servi à rien.

Russell Bigelow : Les trafiquants font des affaires quasi-légales pour blanchir leur argent dans le monde. Je regarde des pistes d'audit. Nous avons fait un lien. C'est ce qu'il y a dans le discours d'Hector.

Cho : Quel lien?

Russell Bigelow : Avez-vous déjà entendu parler de la coalition anti-trafic?

Rigsby : Un des commanditaires de la conférence, c'est ça?

Russell Bigelow : Oui. Une importante association. Elle est dirigée par un type du nom de Christopher Lynch. Ils nous ont assistés pour fermer plusieurs réseaux, mais le trafic a continué. L'argent est simplement allé ailleurs. Alors ça nous a pris du temps pour le tracer, mais nous avons découvert que la coalition est une couverture pour un groupe de trafics. Vous savez, ils nous ont utilisés pour éliminer leur propre concurrence, en se construisant un monopole. Voilà.

Rigsby : C'est le discours?

Russell Bigelow : Ma copie.

Cho : Et pourquoi n'avez-vous pas alerté les autorités lorsque que vous avez découvert ce qui se passait?

Russell Bigelow : Parce que Hector disait qu'il voulait dénoncer Lynch lui-même, en public. Je lui ai dit que c'était trop dangereux, mais il ne m'a pas écouté.

Rigsby : Est-ce que Brava a jamais mentionné quelqu'un du nom de Carmen?

Russell Bigelow : Non. Non, pas à moi. Pourquoi?

 

Dans les couloirs du CBI

(Hightower et Rigsby marchent.)

Hightower : Alors Bigelow dit que les gens qui se battent contre le trafic humain sont des trafiquants.

Rigsby : Apparemment.

Lisbon : Très bien. Cho et toi allez parler à ce Lynch. Voir ce qu'il a à dire de son côté.

Rigsby : Ok, compris.

 

Dans une salle de réunion de l'hôtel

(Cho, Rigsby, Christopher Lynch)

 

Lynch : Vous plaisantez les gars? Parce que votre humour est de mauvais goût. Hector était un collègue proche et un très bon ami.

Rigsby : Qui avait prévu de faire un discours qui aurait identifié votre coalition comme couverture pour les trafiquants, M. Lynch.

Cho : Il vous a nommé explicitement.

Lynch : Ecoutez, quelqu'un est en train de vous mener en bateau, messieurs. Ok, il n'y a aucune base de vérité dans tout cela. Vous pouvez certainement comprendre que c'est dans l'intérêt des trafiquants de nous diviser, faire en sorte qu'on se suspecte les uns les autres.

Cho : On dirait que Brava a fini par vous soupçonner.

Lynch : Oh, s'il vous plaît. Hector voyait des conspirations partout. Vous savez, il aimait être sous le feu des projecteurs.

Cho : Nous avons lu le discours. Il constitue un dossier plutôt convaincant.

Lynch : Ok, écoutez. Nous allons éclaircir tout cela maintenant. Je vais laisser mes avocats vous donner accès à tous nos dossiers, et après vous verrez que la coalition n'a rien à cacher.

Rigsby : Est-ce que le nom de Carmen vous dit quelque chose?

Lynch : Non.

Rigsby : Pouvez-vous penser à quelqu'un qui aurait voulu tuer Brava ?

Lynch : Oh, oui, peut-être seulement quelques centaines de personnes. Je... Euh, attendez une minute. Une chose. Durant le deuxième soir du congrès, j'ai vu Hector se disputer avec un homme du nom de Tariq Sharif à l'extérieur du bar de l'hôtel, et vous pouvez me croire, la dispute concernait une femme.

Rigsby : Comment pouvez dire ça?

Lynch : Parce que je connais ces types, et il ne parlait certainement pas de politique d'immigration.

 

Dans les bureaux du CBI

(Jane entre, Cho et Rigsby travaillent sur l'ordinateur.)

Lisbon : Qu'est-ce qu'on a avec Lynch?

Rigsby : Il dit qu'un type du nom de Tariq Sharif se battaient avec Brava.

Van Pelt : Je vérifie si je peux avoir une identité sur Sharif maintenant.

Rigsby : J'ai jeté un œil aux dossiers que les avocats de Lynch ont envoyés. Au premier coup d'œil, je n'ai rien trouvé qui soutienne les accusations de Brava.

Cho : J'ai vérifié les enregistrements des appels de Lynch. Il a passé un seul appel juste après que nous avons fini de l'interrogé à un téléphone anonyme jetable.

Lisbon : Est-ce qu'on sait d'où ça vient?

Rigsby : Il y a un truc bizarre...

Cho : L'appel prend fin à une antenne téléphonique au milieu de nulle part.

Lisbon : C'est bizarre.

Rigsby : N'est-ce pas? Alors on s'est dit qu'on irait vérifier.

Lisbon : D'accord.

Van Pelt : Et voilà. Je l'ai trouvé. Voilà Tariq Sharif.

 

Nuit, bar de l'hôtel

(Lisbon et Jane le traversent.)

 

Lisbon : Je vais voir si quelqu'un a vu Sharif. (Lisbon va vers le bar, Jane reste à l'écart.) (au barman) Excusez-moi.

 

(Une jeune femme est intéressée par Jane, lui est embarrassé mais flatté.)

Lisbon (au barman): Est-ce que vous avez vu cet homme? Il fait environ 1.90m, cheveux gris, une moustache? (elle revient vers Jane) Il est près de la piscine.

Jane : Ok.

(Ils font quelques mètres, Jane s'arrête, une autre jeune femme au bar tapote le tabouret à côté d'elle en le regardant, Jane sourit mais fait non de la tête.)

Lisbon (revient sur ses pas pour chercher Jane) : Qu'est-ce que vous faites?

Jane (répond du tac au tac) : Rien.

Près de la piscine

(Un homme portant des lunettes de soleil est attablé.)

 

Lisbon : M. Sharif?

Sharif : Oui?

Lisbon : Nous sommes du CBI.

Frye (attablée avec Sharif) : Agent Lisbon. M. Jane. Vous n'allez pas vous asseoir?

Jane : Eh bien, ça ne vous dérange pas si on le fait?

Frye : Je venais juste de dire à M. Sharif que son esprit était troublé. Il y a un mal qu'il brûle d'envie de rectifier.

Jane : Mm, intéressant.

Sharif : Hector était un vieil ami Je, euh, je l'ai poussé à reprendre le problème du trafic. Naturellement, je me sens responsable.

Jane : Ce sont de très belles lunettes.

Sharif : Oui.

Jane : Est-ce que je pourrais les essayer?

Sharif : Euh, non.

Jane (essayant d'attraper les lunettes de Sharif) : Ok.

Lisbon : M. Sharif, pourquoi ne pas enlever vos lunettes? Maintenant.

Jane : Oh! Vous avez reçu un... ouch.

Sharif : C'était un malentendu. Il était ivre.

Lisbon : Ça n'avait rien avoir avec Ilsa par hasard?

Sharif : Ce n'était pas du tout ça.

Jane : C'était exactement ça.

Frye : Vous avez une très forte relation avec Ilsa... Un lien.

Jane : Vous voyez?

Sharif : Ilsa et moi étions très proches. Euh... Par hasard, on s'est retrouvés seuls ici le premier soir. J'ai exprimé ma profonde admiration pour elle. Elle m'a retourné mes sentiments mais a eu peur de passer à l'acte. Hector a découvert. Hypocrite qu'il est, il m'a attaqué.

Lisbon : Comment ça hypocrite?

Sharif : Parce qu'il lui était infidèle.

Jane : Mm. Je l'avais dit.

Frye : En effet.

Lisbon : M. Sharif, vous disiez que M. Brava était infidèle?

Sharif : Je suis un pacifiste, pas un lâche. On ne me frappe pas sans répercutions. Je suis allé à sa suite la nuit avant sa mort pour l'affronter. Une femme partait. (Flash-back, une jeune femme descend précipitamment l'escalier de l'appartement de Brava.) Ce n'était pas Ilsa.

Lisbon : C'était quelqu'un de la conférence?

Sharif : Ce n'était pas ce genre de femme. Elle était jeune, jolie, euh, portait des vêtements bon marché. J'imagine que c'était une prostituée.

Frye : Carmen.

 

Extérieur nuit

(La plaque arrière d'une voiture éclairant une pancarte derrière un grillage)

"Keep out"  

(Cho et Rigsby sont dans la voiture.)

Cho : D'après ce que j'ai vu, c'est la seule structure à un demi-kilomètre à la ronde depuis l'antenne téléphonique où l'appel de Lynch s'est arrêté.

Rigsby : Eh bien, je ne vois rien.

Cho : Eh Non. Rien du tout. (Ils descendent de voiture.)

Rigsby : Tu penses qu'ils ont des chiens?

Cho : Probablement.

(Ils escaladent le grillage, marchent lampe de poche allumée dans un dédale de carcasses de voitures)

Rigsby : Hé, écoute. (On entend, étouffés, des appels de personnes.)

Cho : Là. (Cho casse un cadenas sur un camion frigo, ouvre la porte et ils découvrent une vingtaine de femmes, d'enfants entassées.)

Jour.

Dans les bureaux du CBI, une salle d'interrogatoire.

(Lynch, Rigsby, Cho. Hightower et Jane sont dans la pièce voisine, ils assistent à l'interrogatoire.)

 

Lynch : Vous avez mal interprété la situation. Je ne suis pas du tout au courant de ce pourquoi vous m'accusez.

Rigsby : Vous mentez. Nous avons les enregistrements téléphoniques. Vous avez appelé vos brutes et leur avez dit d'enfermer ces femmes afin que vos types puissent s'échapper.

Lynch : Je suis désolé. Des brutes? Quelles brutes? Et les enregistrements peuvent être truqués.

Rigsby : Non, ces femmes dans le camion... C'était vous. Hector Brava... C'était aussi vous.

Lynch : Vous vous trompez Je pleure pour ces pauvres âmes que vous avez trouvées. Et comme je l'ai dit, Hector était un très cher ami.

Cho : Et à propos de Carmen?

Lynch : Qui est Carmen? Et où est mon avocat?

Hightower: Coriace.

Jane : Un sociopathe Un loup parmi les moutons.

Hightower: Il est un loup en captivité maintenant. (Hightower et Jane sortent de la pièce, discutent en marchant vers les bureaux de l'équipe.)

Hightower : Un appel téléphonique suffit pour le lier à environ 20 différentes charges pour crime, sans même compter l'homicide. Il va s'en aller pour un bon bout de temps. (Jane s'arrête devant le bureau de Lisbon où se trouve Frye.)

Hightower : Elle vous aime bien, celle-là.

Jane : Laquelle?

Hightower : La blonde.

Jane : Quoi?

Hightower : Et vous l'aimez bien.

Jane : Que... Je ne suis pas sûr de savoir où vous voulez en venir.

Hightower : Vous savez très bien où je veux en venir. Avez-vous déjà envisagé de sortir à nouveau avec quelqu'un? Oui, non?

Jane : Comment est-ce qu'on en est arrivé là si vite?

Hightower : Je dis juste, je pense que ça serait une bonne chose.

(Lisbon et Frye sortent du bureau, vont vers Jane et Hightower.)

Lisbon : Qu'est-ce qui serait une bonne chose?

Hightower : Euh, inculper Lynch pour le meurtre de Brava. En est-on prêt?

Lisbon : Un aveu aiderait beaucoup.

Jane : Eh bien, pourquoi est-ce que vous ne le demandez pas à un de ses esprits? Je suis sûr qu'ils fourniront les preuves dont on a besoin.

Lisbon : Où allez-vous?

Jane : Ce cas se résout tout seul sans moi. J'ai des courses à faire. (Jane s'éloigne.)

Hightower : Lisbon. (Elle entraîne Lisbon.)

Lisbon : Oui.

(Jane attend l'ascenseur, Frye le rejoint.)

Frye : Christopher Lynch n'a pas tué Brava.

Jane : Non. L'émotion qu'il essayait de dissimuler était le mépris. Lynch considérait qu'il ne valait pas la peine d'être tué.

Frye : Un homme profondément mauvais, mais pas celui qui a commis ce crime.

Jane : Mm.

(L'ascenseur arrive, ils montent dedans.)

Frye : Et si je ne parlais pas d' "esprits"? Si je parlais plutôt d' "instincts"? Ce serait quelque chose que vous pourriez accepter?

Jane : Oh, oui, peut-être.

Frye : Parce qu'ils me disent de venir avec vous.

Jane : Vraiment? Pourquoi?

Frye : Parce que la dernière fois que vous avez parlé avec Ilsa Engels, elle t'a jeté une tasse à thé.

Jane : C'était une soucoupe. Pas une tasse à thé. Et qui a dit que j'allais voir Ilsa Engels?

Frye : Dites-moi que c'est faux. Elle m'a à la bonne. Je peux communiquer avec son mari. Et elle parlera seulement si je suis là.

Jane : Eh bien, j'imagine que je n'ai pas d'autre choix que de vous amener avec moi.

Frye : Vous pensez que vous m'avez manipulée pour que je vienne avec vous?

Jane : Non. Je pense que je vous ai manipulée pour que vous pensiez que je vous ai manipulée pour que vous veniez avec moi. (Jane sort de l'ascenseur le premier assez rapidement.)

 

Chez Ilsa Brava

(Jane, Frye, Ilsa Brava)

 

Jane : Ok, je vais juste venir directement et je vais dire. Je m'excuse pour, euh, les remarques désagréables d'infidélité, et je demande humblement votre pardon.

Ilsa Brava : Mm.

Jane : Désolé.

Frye : Est-ce que ça vous ennuie si nous parlons un peu de Tariq Sharif?

Ilsa Brava : Il était ivre. Il a dit des choses qu'il n'aurait pas dû dire, et je me suis excusée de sa compagnie.

Jane : Et après votre mari l'a frappé au visage.

Ilsa Brava : Je n'ai pas dit à Hector de le frapper, si c'est que vous demandez. Je ne vais pas faire semblant que je suis triste que Hector l'ait frappé. Il a dit des choses qu'il... Il s'est comporté comme un porc et un imbécile.

Jane : Un porc et un imbécile? Ça ne peut pas être bon.

Frye : On doit vous demander à nouveau ce qu'il s'est passé la nuit avant qu’Hector ne meure. (Jane remarque une photo de mariage posée sur une table basse, mars 1997. Sourire espiègle de Jane.)

Ilsa Brava : Je, um... J'avais une réunion de département. Je passais la nuit à Berkeley.

Frye : Et, um, est-il possible qu'une femme ait pu rendre visite à Hector cette nuit?

Ilsa Brava : Si Tariq a dit ça, il ment. Il n'oserait jamais dire ça si Hector était encore en vie. C'est dégoûtant.

Jane (détachant chaque syllabe) : Dégoûtant.

 

Extérieur jour. Dans le parc de l'hôtel.

(Jane et Frye marchent côte à côte.)

Frye : Um, eh bien, Je... J'imagine que je devrais y aller.

Jane : Ok. Eh bien, j'ai encore des affaires à régler ici, alors, euh...

Frye : Oui, je vais attraper un taxi là-bas devant.

Jane : Ok.

Frye : Ok.

(Frye s'éloigne de quelques mètres.)

Jane : Oh, joli coup pour les fleurs de cerisier, juste en passant.

Frye : Comment ça?

Jane : La photo de mariage... Mars 1997, Washington DC. De mars à avril c'est le festival des fleurs de cerisier à Washington DC.

Frye : Patrick, je ne suis pas aussi maligne.

Jane : Vous êtes très douée. Vraiment fascinant.

Frye : Merci. On se voit plus tard.

Jane : Au revoir.

(Jane retourne vers l'hôtel)

Jane (coup de fil à Lisbon) : Lisbon. Retrouve-moi au bar de l'hôtel.

(Au bar de l'hôtel Jane boit un verre avec une jeune femme.)

 

Jane : Santé. (à Lisbon qui arrive)  Oh, chérie, te voilà. Joins-toi à nous. Euh, je nous ai pris une chambre, et notre amie ici... (Jane se tourne vers la femme assise à côté de lui.)

Blonde assise au bar avec Jane : Novella.

Jane : Novella. Elle va nous aider à explorer de nouvelles frontières.

Lisbon : Non certainement pas.

Jane : Travaille avec moi, Teresa. (S'adressant à Novella) Vous êtes assez, euh, vous êtes assez aventureuse? Parce que ma femme..., elle... elle sort ici de temps en temps.

Lisbon : On y va maintenant.

Novella : Allons à l'étage pour voir. Vous devez juste voir ça avec Howie.

Jane : Ok. Barman!

Barman : Je peux vous aider? Une autre bouteille de champagne?

Jane : Euh, non, merci. Euh... Vous êtes le maquereau?

Barman : Hé. C'est pas sympa.

Jane : Eh bien, le chef d'entreprise, alors.

Barman : L'ami inquiet.

Jane : Peu importe. Nous aimerions amener notre petite soirée à l'étage dans un lieu privé. Novella dit que nous devons vous parler.

Barman : Si c'est pour vous deux ce sera plus cher.

Jane (montrant Lisbon) : Bien sûr. Elle paie.

Lisbon : Je devrais probablement vous dire que je suis un agent du CBI. (Lisbon montre sa carte du CBI.)

Novella : Oh, wow.

Jane : Elle a un flingue. Et des menottes.

Barman : Whoa, whoa, whoa, whoa. C'est un piège. Je veux un avocat.

Jane : Ce que vous voulez c'est jeter un coup d'œil à cette photo et me dire si vous reconnaissez cette homme. (Jane montre au barman une photo.)

Barman : Non. Jamais vu. (Ne reconnaît pas Brava.) Mais ce type... Lui je le reconnais. (Reconnaît Bigelow.) Il est venu chercher une fille ici l'autre soir.

 

Dans les bureaux du CBI, salle d'interrogatoire.

(Lisbon, Bigelow)

Bigelow : Non. Pas possible. Ecoutez, je ne suis peut-être pas Denzel, mais je m'en sors. En plus, je n'avais pas les moyens pour une prostituée avec mon salaire, croyez-moi.

Lisbon : Pas pour vous. Pour votre patron, Brava. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez beaucoup fait... Lui procurer des femmes?

Bigelow : Wow. Le type est mort. Vous allez vraiment traîner son nom dans la boue comme ça?

Lisbon : Je ne cherche pas à détruire la réputation de quiconque, Russell. Je veux juste savoir ce qui s'est passé.

Bigelow : Ilsa était de retour à Berkeley. Il m'a appelé et m'a demandé si je pouvais lui rendre un service. Il ne pouvait pas descendre lui-même au bar, parce que quelqu'un l'aurait reconnu.

Lisbon : Quelqu'un aurait pu vous reconnaître.

Bigelow : Personne ne l'a fait. J'ai eu de la chance.

Lisbon : C'était difficile pour vous.

Bigelow : Bien sûr. Bien sûr, ça aurait été plus facile s'il ne l'avait pas fait du tout, mais... Ecoutez, tout ce que je pouvais faire c'était de l'empêcher de se faire choper.

Lisbon : Pouvez-vous nous dire quelque chose sur la fille?

Bigelow : Euh... Je crois qu'elle s'appelait... Claret.

 

Dans les bureaux du CBI.

(Van Pelt, Claret)
 

Claret : Claret. C'est français.

Van Pelt : Que Brava voulait-il dire quand il disait qu'il voulait que ce soit régulier?

Claret : Eh bien, je veux dire, régulier, en fait parce qu'il est mort et tout ça, mais chaque jeudi après-midi ça devait avoir lieu. Il avait une planque à Oakland.

Van Pelt : Vous avez une adresse?

Claret : Bien sûr. Et une clé aussi.

 

Extérieur jour. Hector Brava's Oakland Townhouse.

(Cho et Rigsby arrivent à la maison de Brava.)

Rigsby : Je crois que c'est celui-là sur la gauche.

Cho : Ouais.

(Dans la maison de Brava)

Rigsby : Est-ce que tu as déjà pensé à, euh... Tu sais...

Cho : Payer pour du sexe? Non.

Rigsby : Ouais. C'est bizarre, hein?

Cho : Bizarre? Non. Coûteux.

Rigsby : Hé. Regarde ça.

Cho : "Carmen." Bingo. (Carte de visite. "Therapeutic Massage. call Carmen  415.555.0168")

 

Bureaux du CBI. 

(Cho, Rigsby, Jane, Lisbon)

Lisbon : Qu'est-ce que vous avez?

Cho : Eh bien, on a pisté le numéro de téléphone de Carmen. C'est un appartement loué à une certaine Sally Alvarez.

Lisbon : Alors "Carmen" était juste un nom qu'elle utilisait pour travailler?

Cho : Mme Alvarez a été attrapée plusieurs fois pour racolage, une fois pour possession de substances. Elle est partie de cet appartement il y a environ un mois, mais son portable nous a donné une adresse valable pour il y a une semaine.

Lisbon : Appelez Burnside. Dites-lui qu'on va la chercher.

Van Pelt : Hé, patron. Il y a eu une Carmen Reyes qui a appelé Brava sur son téléphone de l'hôtel deux fois la nuit avant qu'il ne meure. Elle a laissé son nom sur la messagerie de l'hôtel.

Cho : Il n'y a aucun enregistrement de Sally appelant l'hôtel... Fixe ou portable.

Lisbon : D'où vient l'appel?

Van Pelt : "Sunset Horizon Motor Court" à San Desidera. Une Carmen Reyes s'est enregistrée il y a deux jours. Elle est toujours là.

Lisbon : D'accord. Alors on a deux endroits où aller la chercher.

Jane : Ou nous avons deux Carmen.

Lisbon : Deux Carmen?

Jane : Deux Carmen.

Van Pelt : Qu'est-ce que ça veut dire, deux Carmen?

Jane : Eh bien, ça veut dire que les choses deviennent intéressantes.

Lisbon : Ah, eh bien, tant que c'est intéressant pour vous.

Jane : J'y vais avec Van Pelt.

 

Extérieur jour

(Jane accoudé au toit d'une voiture regarde le motel.)
 

Jane : Ces motels ont quelque chose... En même temps démodés et illicites.

Frye : Est-ce que c'est une invitation? (Frye arrive par derrière et surprend Jane.)

Jane : Whoa. Eh bien, regardez-vous, vous vous pointez comme une intruse.

Frye : J'ai eu une prémonition que vous seriez ici.

Jane : Vraiment?

Frye : Non. Lisbon me l'a dit.

(Van Pelt arrive.)

Van Pelt : En-haut. Chambre 204.

Jane : Grace, vous connaissez Kristina?

Van Pelt : Ouais. Salut.

Frye : Salut.

Van Pelt : Est-ce que vos pouvoirs de médium vous ont dit de venir ici?

Frye : J'ai eu l'instinct que vous que vous étiez sur le point d'avoir une brèche dans ce cas.

Jane : Oh, je pense que vous vous avez égayé la journée de l'agent Van Pelt.

Van Pelt : Nous recherchons Carmen Reyes. En fait, nous avons deux adresses pour elle. C'est juste l'une d'elles. Son véritable nom est Sally Alvarez.

Frye : Attendez une minute. Sally Alvarez. Je connais ce nom. Elle a communiqué avec moi récemment. Elle est morte.

 

Immeuble de Sally Alvarez

(Cho, Rigsby, le gardien de l’immeuble de Sally)

Gardien : Je suis presque certain qu'elle est encore ici. Sally? Sally?

Cho : Ouvrez la porte. (Le gardien ouvre la porte de l'appartement, Cho et Rigsby pénètrent à l'intérieur.) Reculez, Monsieur. Elle est à terre. (Téléphone à Van Pelt)

Van Pelt : Hé, Cho.

Cho : On a trouvé Sally Alvarez. Elle est morte depuis environ six heures. Traumatisme crânien.

Van Pelt : Elle est morte? Oh, mon Dieu. C'est incroyable.

Cho : Pourquoi?

Van Pelt : Kristina Frye a dit qu'elle était morte. Elle l'a prédit.

Cho : Vraiment?

Van Pelt : Oui.

Jane : Je peux avoir ça? Merci. (prenant le téléphone des mains de Van Pelt) Cho, s'il te plaît, ne crois pas tout ce charabia mystique. Grace la crédule a enterré ma piste. J'avais raison. Il y avait deux Carmen.

Cho : Vraiment?

Jane : C'est exact, et nous avons la véritable Carmen juste ici. Carmen Reyes. Elle prétend être la fille d’Hector Brava.

 

Salle d'interrogatoire du CBI 

(Van Pelt et Carmen Reyes. Jane, Lisbon et Frye dans la pièce voisine assistent à l'interrogatoire)

Carmen Reyes (fille de Brava) : Il y a un an, on a diagnostiqué un cancer à ma mère. Euh, ça a empiré très rapidement. Elle est partie en moins d'un an. Avant de mourir, elle m'a dit qu’Hector Brava était mon père. Et après l'enterrement, je lui ai écrit. Il ne m'a jamais répondu. J'ai pensé qu'il l'avait peut-être oubliée. Je lui ai écrit que je ne voulais rien obtenir de lui, que je voulais seulement rencontrer l'homme qui était mon père.

Van Pelt : Il n'a toujours pas répondu?

Carmen Reyes : J'ai vu quelque part qu'il allait faire un discours ici. J'ai décidé d'aller lui faire face.

Van Pelt : Vous étiez en colère.

Carmen Reyes : Je voulais lui parler.

Van Pelt : Vraiment? Quand? Le matin de sa mort?

Carmen Reyes : Le soir d'avant. Je suis allé dans sa suite.

Van Pelt : Que s'est-il passé?

Carmen Reyes : Il m'a laissé entrer. Il était amical, jusqu'à ce que je lui dise que j'étais sa fille. Il est devenu très contrarié et en colère. Il a dit que je ne pouvais pas être sa fille. Il a dit qu'il avait déjà rencontré sa fille et m'a demandé quel genre d'arnaque j'étais en train de lui jouer? Il est devenu très pale et s'est mis à trembler. Il m'a jeté en dehors de la chambre et a fermé la porte à clé. Alors je suis partie.

Van Pelt : Et c'est la dernière fois que vous l'avez vu?

Carmen Reyes : Aux nouvelles ils disaient ce qui c'était passé. Je ne savais pas quoi faire.

Van Pelt : Et à propos du message? L'avez-vous envoyé?

Carmen Reyes : Je n'ai pas de téléphone portable.

Jane : Alors est-ce qu'elle dit la vérité?

Frye : Je ne suis pas sûre L'esprit de Brava est en plein conflit. Je ne peux pas obtenir une lecture claire.

Jane : Vous utilisez quoi, l'appel téléphonique?

Lisbon : Ma question est, si elle dit la vérité, pourquoi est-ce que Sally Alvarez prétendait être Carmen Reyes?

(Cho entre dans la pièce)

Cho : J'ai parlé à Bigelow. Il a gardé un dossier de toutes les correspondances de travail mais ça n'avait rien à voir avec les lettres personnelles de Brava. Il n'y aucun moyen de savoir si son histoire tient la route.

Lisbon : Si Brava est son père, elle a un mobile.

Jane : Elle n'est pas la seule. (Jane sort de la pièce)

 

Dans l'appartement d’Ilsa Brava. 

(Lisbon, Jane, Frye, Ilsa Brava)

Ilsa Brava : Je n'ai jamais pu avoir d'enfants. C'est vrai? Est-elle vraiment la fille d'Hector?

Lisbon : On ne le sait pas, madame. Elle a été d'accord de faire un test de paternité. Je pense qu'elle dit peut-être la vérité.

Ilsa Brava : Alors vous pensez qu'elle pourrait être celle qui a tué Hector.

Jane : Eh bien, peut-être... et puis c'était peut-être vous.

Lisbon : Je dois vous dire madame, c'est assez difficile à croire que vous ne saviez rien à propos de son comportement.

Ilsa Brava : Oui, je le savais. Hector était un homme passionné et héroïque qui s'est dévoué à aider les autres. Ses défauts étaient proportionnellement démesurés.

Lisbon : Et son comportement ne vous dérangeait pas?

Ilsa Brava : Je l'ai accepté. Le bon en lui l'emportait sur le mauvais. S'il me l'avait dit, peut-être que j'aurais pu faire quelque chose pour empêcher sa mort. Peut-être que j'aurais pu le sauver.

Jane : Dans quel but? Comment ce fait-il que vous n'ayez pas voulu échapper à son don-juanisme, à la prison d'un mariage sans amour?

Ilsa Brava : C'est faux! J'aimais mon mari et il m'aimait!

Jane : Eh bien, peut-être que nous pouvons le contacter maintenant.

Ilsa Brava : Vous pourriez faire ça, n'est-ce pas?

Jane : Cela éclaircirait certaines choses.

Ilsa Brava : Vous feriez ça? Vous parleriez à mon mari?

Frye : Oui, Ilsa.

Lisbon (à Jane) : Qu'est-ce que tu fais?

Jane : A quoi ça ressemble ce que je fais?

 

Dans le jardin de l'hôtel.

(Jane, Lisbon, Frye, Sheriff Burnside)

Jane : Ok, alors Van Pelt amène Carmen. Rigsby va amener Richard Bigelow. Cho va chercher Tariq Sharif et Stacey. Alors tout est prêt.

Sheriff : Tout est prêt pour quoi?

Jane : Nous sommes tous prêt, euh, pour que Kristina Frye contacte l'esprit d’Hector Brava.

Frye : J'ai besoin que tout le monde soit connecté avec son esprit.

Sheriff : Ok. Eh bien, euh, j'imagine...

Jane (à Frye, à voix basse) : Maintenant écoutez, faites en sorte que l'esprit de Brava ait soif de revanche, qu'il veuille mettre une sorte de malédiction sur le tueur, vous voyez ce que je veux dire? Ce genre de chose-là. Et je prendrai les choses en main depuis là.

Frye : Je ne peux pas faire ça.

Jane : Oui, vous pouvez. C'est un mensonge nécessaire.

Frye : Je peux seulement contacter l'esprit d’Hector et lui parler seulement comme il le veut. En faisant autrement j'abuserais de mon don. (Frye s'en va suivie du Sheriff Burnside.)

Lisbon : Est-ce que tout va bien?

Jane : Oui. Tout est bon. C'est parfait.

 

Dans l'appartement d'Ilsa Brava. 

(Ilsa, Frye, Jane)

Ilsa Brava : On commence maintenant?

Frye : Presque.

Jane : Je vais aller ouvrir la porte. (Fait entrer :, Bigelow, Carmen Reyes, Tariq Sharif, Claret) Bienvenue. Entrez. Merci d'être venu.

Frye : C'était la demande de votre mari.

Jane : La fille de votre mari.

(Tout le monde prend place.)

Frye : Eh bien, merci à tous d'être venus. Patrick m'assistera. Alors afin que tout fonctionne, il faut que tout le monde soit calme et concentré. Je veux que vous regardiez la bougie au centre de la table Concentrez-vous la flamme et sur Hector.

Maintenant... il est ici.

Je peux le sentir.

Hector...

A qui souhaitez-vous parler?

Le tueur est ici.

Sachez cela...

Hector Brava dit que... la vengeance viendra. Votre sang sera versé... avant que le soleil ne se lève.

Jane (en transe) : Ohh. Je le sens. Je... je peux presque voir une image. C'est brumeux. Oh, c'est... Ohh, c'est comme si je pouvais presque...

Frye : Hector. Hector, attendez. Stop. Ne partez pas. Montrez-nous qui est le tueur.

Jane : Le voilà. Une porte. "Employés uniquement." Et un hall d'entrée vide. Des pas... Tout prêt... Tout prêt...

(Jane frappe du plat de la main la table basse devant lui. Bigelow, son voisin de droite rebondit sur sa chaise, tombe avec elle)

Cris des femmes de l'assemblée : Aah! Ugh! Oh!

Jane : Je vous vois.

Bigelow : Je suis désolé. (Il relève sa chaise et reprend place.) Vous m'avez foutu la chair de poule.

Jane : Ouh. C'est bon. Vous pouvez vous détendre, Bigelow. C'est terminé. Je sais que c'est vous qui l'avez fait.

Bigelow : Quoi, parce que je me suis affolé et suis tombé de ma chaise?

(Lisbon entre dans la pièce avec un policier en tenue.)

Lisbon : Parce que vous gériez la correspondance de Brava, vous étiez le premier à lire les lettres de Carmen, non?

Jane : Vous avez mis sur pied un rendez-vous avec Sally et lui avez demandé de prétendre être Carmen, et puis vous avez dit à Brava qu'il avait fait l'amour avec sa fille.

Tariq Sharif : Mon Dieu.

Jane : Et après la véritable affaire est arrivée, alors vous avez truqué le message de Carmen, et quand Brava est passé par cette porte de service, vous l'avez tué.

Lisbon : Et vous avez tué la pauvre Sally Alvarez pour couvrir vos traces.

Jane : Mm-hmm.

Frye : Et maintenant vous allez payer pour le crime que vous avez commis. Votre sang va être versé avant le lever du soleil.

Jane : Je ne suis pas sûr de ça par contre.

 

Bureaux du CBI

(Salle d'interrogatoire, Bigelow, Cho)

Bigelow : C'est venu dans le courrier. Ça sortait du lot. Simplement une... lettre décrivant une liaison que Brava a eue il y a 20 ans, en nommant la femme et l'endroit. Et c'est venu de Carmen Reyes.

Cho : La véritable Carmen. Cela vous donnait tous les faits nécessaires... Des choses à propos de la liaison que seuls Brava et la mère de Carmen connaissaient. C'est exact?

Bigelow : C'est Oui.

Cho : Alors pourquoi l'avez-vous fait? Pourquoi infliger à un homme ce genre de souffrance? C'était l'argent? Ou est-ce que vous aimiez simplement avoir Brava en votre pouvoir?

Bigelow : Vous savez que j'ai fait de la comptabilité sur le trafic pour Brava et lui ai arrangé ces rendez-vous depuis quand, cinq ans? Et pensez-vous qu'il m'a jamais, jamais remercié? M'a dit, "Je suis désolé"? M'a dit, "Je te revaudrai ça un jour, Russell"? J'ai connu Sally dans une maison close du Nord de la Californie. Je lui ai dit que si elle prétendait être Carmen, nous pourrions faire chanter Brava et partager l'argent. La lettre nous a donné tout ce dont nous avions besoin pour faire croire à Brava qu'elle était sa fille. Et il n'était pas du genre à poser beaucoup de questions...

Cho : Puis la véritable Carmen est arrivée.

Bigelow : Ouais. Il m'a appelé dès qu'elle a quitté la chambre, effrayé. Alors j'ai joué l'homme stupide. Mais le matin suivant, il m'a appelé et m'a dit, "Il faut qu'on parle". C'était assez clair qu'il avait compris.

Cho : Alors vous êtes allé à l'hôtel et envoyé un message à Brava depuis le hall d'entrée.

(Flashback, Bigelow envoie le SMS à Brava, qui va au rendez-vous fixé croit-il par Carmen, Bigelow le frappe à deux reprises avec l'extincteur, s'enfuit.)

 

Bigelow : Je voulais juste... Je voulais juste qu'il se taise.

Cho : Et Sally Alvarez? Elle devait se taire, aussi, c'est ça?

Bigelow : Vous savez, j'étais vraiment un très bon chercheur.

Cho : J'imagine Allez.

 

Bureau de l'équipe de Lisbon

(Van Pelt, Carmen Reyes)

Carmen Reyes : Agent Van Pelt, vous vouliez me voir?

Van Pelt : Oh, oui. Bonjour, Carmen. Je voulais juste vérifier certaines choses dans votre déposition. Allons dans la cuisine.

(Van Pelt et Carmen sortent du bureau, Frye entre, se dirige vers Jane qui est assis sur son canapé, lisant un livre.)

Frye : Alors... C'était sympa de travailler avec vous.

Jane : Oui. Oui, vous avez été très douée. Euh, vous m'avez presque eu avec votre discours de "Je ne peux pas abuser de mon pouvoir par peur de ce qui pourrait arriver".

Frye : J'ai fait ce que j'ai dit que je ferais. J'ai dit les paroles que les esprits

Jane : Vraiment?

Frye : Vous ne me connaissez pas maintenant? Ne savez-vous pas que je ne mentirais jamais à propos d'un truc comme ça?

(Hightower et Lisbon arrivent.)

Hightower : Mme Frye, merci beaucoup. On aurait pas pu boucler cette affaire sans vous.

Jane : Eh bien, c'est discutable.

Frye : De rien.

Lisbon : Cependant je dois dire qu'il semble que les esprits se sont trompés. J'imagine qu'être mort ne vous rend pas infaillible.

Frye : Eh bien, qu'est-ce que vous voulez dire? Le tueur a été attrapé. Justice a été rendue.

Lisbon : Bien sûr. Mais aucun sang n'a été versé. Regardez, il est juste là.

(En arrière-plan, Cho signe les papiers pour faire emmener Bigelow par un policier, Carmen Reyes donne un coup de poing à Bigelow qui saigne.)

Carmen Reyes : Hé! Hé, hé! Meurtrier!

Jane : Oh, allez.

 

Extérieur nuit

(Frye et Jane sortent du bâtiment du CBI.)

Jane : C'était un coup de bol. Admettez-le.

Frye : Si vous le dites.

Jane : Oh, je le sais. Les morts sont morts. On ne peut pas leur parler.

Frye : Mais malgré tout je le fais.

Jane : Oui... Vous êtes très douée.

Frye : Je vais de ce côté.

Jane : Ok.

Frye : C'était sympa de vous voir à nouveau.

Jane : Vous aussi.

(Ils se serrent la main, Frye s'éloigne.)

Frye : Au revoir.

Jane : Kristina?

Frye : Oui.

Jane : Ça s'écrit avec un "K", c'est ça?

Frye : Oui.

Jane : Vous voulez boire un café? Je boirai du thé, mais vous pourrez boire autant de café que vous voudrez.

Frye : Oui, j'aimerais beaucoup. Je ne peux pas, cependant. Je... je dois me rendre ailleurs. Euh, peut-être à une autre fois?

Jane : Une autre fois.

Frye : Désolé, pas "peut-être". Certainement. Une fois très bientôt. Appelez-moi.

(Frye s'éloigne, Jane reste sur place, un petit sourire aux lèvres.)

 

Hall d'entrée Hôtel ........ San Desidera, California

(Des personnes de différentes nationalités sont présentes et interviewées par des journalistes TV)

Banderole à l'entrée d'une salle de conférence;
"Global Human Rights, Conference 2010"



Lynch:
Where the hell is he, Stace?

Stacey: Don't worry, Mr. Lynch. I'm sure he'll be here soon.

Lynch:
Yeah, well, this is ridiculous. I mean, he goes on in less than five minutes.





Stacey: It's all right, Mr. Lynch. He's here.

Lynch: All right, get him up on stage and I'll tell everybody he's on his way.

Stacey: Okay.

Stacey: Mr. Brava, I'm afraid we need to hurry.


(un journaliste s'approche)
Journaliste: Mr. Brava, no advance copy of your speech has been released. Why the secrecy?

Brava: Well, come hear it, and you'll know.

Journaliste: Can you tell us anything about what you're going to say?

(Brava s'arrête de marcher vers la salle de conférence)

Brava: You want a sound bite? Fine. People who traffic in humans are like cockroaches hiding in the dark. You have to expose 'em to the light.
(le téléphone de Brava bippe, un sms lui est parvenu)

Journaliste: What do you mean, "expose"?
Will you be naming somebody?
(message du sms):"Meet me through the staff door, Carmen"

Journaliste: Mr. Brava.

Brava: Wait here.

Stacey: Uh, Mr. Brava.

Brava: I'll be right back.

Stacey: Mr. Brava!

Journaliste: That was Hector Brava, the keynote speaker for the Human Global Conference.


(Brava se dirige vers l'aile technique de l'hôtel)



(au bout d'un long moment d'attente, Stacey se lance à la recherche de Brava)

Stacey: Mr. Brava?
We really have to...
(voyant le corps allongé à terre de Brava)
Help me! Somebody, please!
(elle sort en courant chercher de l'aide)





Hall de l'hôtel
(Lisbon et Jane entrent, ils sont accueillis par le sheriff)



Sheriff: Andy Burnside, Kane County Sheriff.

Lisbon: Agent Teresa Lisbon. This is Patrick Jane, our consultant.

Sheriff Burnside: Hi.

Jane: Hi.

Sheriff Burnside: So the victim's name was Hector Brava. He was a do-gooder.
Ran an organization called the Sheltering Light Foundation.
They fight human trafficking.
There's a conference going on.
He was supposed to give some kind of a speech.

(à Jane) So you're the psychic, huh?

Jane: No. No such thing as psychics.



(Lisbon, Jane et le Sheriff Burnside arrivent sur les lieux du crime, Cho est là)

Cho (à un policier): All right. Thanks.
(à Lisbon et Jane)   Looks like cause of death is blunt force trauma to the back of the head.

Sheriff Burnside:
Yeah, some of my men found a fire extinguisher with blood on it over there. No, uh, usable prints on it, though.

Lisbon:
If he was here to make a speech, what was he doing back here?

Sheriff Burnside: This. It's a text message.

Lisbon (lit le sms) : "Meet me through the staff door. Carmen."

Sheriff Burnside: Tracking the sender now.

Cho: How many Carmens have you I. D.'d at the hotel?

Sheriff Burnside: Two employees at the hotel, another two were attending the conference. They all have alibis, though. We're gonna keep looking. He had his wallet on him, all his credit cards, a lot of money, so you can rule robbery out.

Jane: Maybe. Where's his speech?

Sheriff Burnside: Hmm?

Jane: Well, you just said Brava was on the way to deliver a speech. Wouldn't he have that speech on his person, or notes at least? Did you find anything?

Sheriff Burnside:
No.

Lisbon: Cho, Find out everything you can about the speech.

Cho: You got it.

Lisbon (à Jane): What?

Jane: Uh, there's a contradiction here. The murder itself feels improvised, the fire extinguisher, the semipublic location. But the setup...The text message was planned. No robbery to speak of.No assault other than the blow to the head. It doesn't feel like an anger killing. It feels more like an act of desperation. The murderer wanted to keep Brava from doing something or saying something.

Sheriff Burnside: That's just what our psychic said.

Lisbon: Your psychic?

Sheriff Burnside:
Kristina Frye.

Jane: You're kidding.

Sheriff Burnside: What, you've heard of her?

Jane (dépité) Hmm, hmm





Dans le hall de l'hôtel

Frye (à Stacey): Relax. Don't force the memory. It'll come, and the details will emerge.

Jane: How much you paying her, Sheriff?

Sheriff Burnside: That's none of your business.

Jane: Oh, that much? I'm working for the wrong people.

Lisbon: Ms. Frye, hi. It's nice to see you again.

Frye (à Lisbon): You, too. Thank you.
(à Stacey) We'll talk later.

Jane: So you got the Sheriff wrapped around your finger.

Frye: Sheriff Burnside is a man with an admirably open mind.

Jane: Mm, yes. He's also a man that likes to watch television with a cat curled up asleep on his lap while his mother sits next to him and knits. But I'm sure he'd prefer that to remain a secret.

Sheriff Burnside: Well, I thought you said you weren't psychic.

Frye: Oh, he is. He's just not ready to accept it.

Jane: Actually, it was the cat hair on your pants, lack of wedding ring and your general live-with-mom vibe. But if you want to believe that his dead Uncle Harry came down and whispered it in my ear, then be my guest.

Frye:
Don't you ever get tired of your own cynicism?

Jane: Oh, weary as hell. What's the alternative?

Lisbon
(entraînant le sheriff ailleurs): Why don't we give them a little bit of time to catch up? Sorry about the mom thing.



Générique



Dans le parc de l'hôtel
(Jane et Frye marchent côte à côte)

Jane: I have a question. What are you doing working with the cops? I thought you were a spiritual psychoanalyst. Did your patients catch on to you?

Frye: I still have my practice. Why, you looking for a therapist?

Jane: Uh, let me think about that. No. I heard that psychoanalysts are a disease that present themselves as a cure. And on top of that, you add in ghosts.

Frye: Reflexive mockery, a sign of a troubled soul, Patrick.

Jane: You got bored, didn't you? Got too easy taking their money.

Frye: No. I think our gift obliges us to help other people.

Jane: Oh, is that what you think?

Frye: Mm-hmm.

Jane: Our gift gives us an obligation to help. I like that line. I'm gonna use it.





Sur la terrasse de l'hôtel
(Lisbon, Cho, le sheriff)

Cho: Van Pelt says there's a problem tracing the text message that Brava got.

Sheriff Burnside:
What?

Cho:
Well, the trail leads to an electronic dead drop. No way to trace it back.
But she's gonna look at his other phones, run down those calls.

Lisbon: And what about the speech?

Cho: There's no word yet on whether he had it on him or not. But we haven't talked to the wife yet. She's inside.





Dans un appartement
(Jane sert du thé. Lisbon, Jane , Frye sont présents)

Ilsa Brava: Hector and I knew something like this might happen. He always said there was too much at stake to waste time worrying.

Lisbon: What were you and your husband worried about?

Ilsa Brava: The traffickers, people who profit from the enslavement of others. Hector was tireless in his pursuit of them.

Lisbon: Is there anyone you can think of who may have wanted to kill him?

Ilsa Brava: Agent, my husband's received half a dozen death threats since Christmas. If you're asking for names, well, we didn't make a habit of filing the notes.
               
Lisbon: He was gonna give a speech today. Did he have it on him?

Ilsa Brava: Yes. Why?

Lisbon: Well, there was some secrecy surrounding it. Uh, do, do you know what he was gonna talk about?

Ilsa Brava: No, I didn't. That wasn't unusual. Hector rarely shared the details of his work with me. It was his way of protecting me. The person you need to talk to is Russell Bigelow. He did research for Hector.

Frye: Ilsa, um... You've been told who I am and what I do?

Ilsa Brava: Uh, yes.

Frye: My communication with the other side is like a long-distance phone call with a bad connection. So often the messages I receive are meaningless to me, but not to those with ones who've passed over, okay?

Ilsa Brava: I'm really not big on this, um, supernatural stuff.

Jane: You're not alone.

Frye: Your husband wants me to remind you of something, something that will make you smile. It's, uh... I'm getting an image of, um... cherry blossoms? Does that mean anything to you?

Ilsa Brava: Yes. Uh... We were married under a cherry tree. How could you know that?

Jane: He can recall foliage from his wedding day, but he can't tell you who killed him?

Frye:
Crossing over to the other side can be confusing. It's a bit like waking up from anesthesia. Sometimes it can take a while to get real clarity.

Jane: Huh. Oh, well, makes sense.

Lisbon:
Does the name Carmen mean anything to you?

Ilsa Brava: Uh, the opera. Why?

Jane (jouant avec un attrape rêves en verre): That's pretty. Uh, my turn. Ilsa... did your husband ever cheat on you? Did you cheat on him?

Ilsa Brava: Why would you ask that?

Jane: You, you're very Noble and, and dignified. Very stoic. A Jackie O. thing going on there. Uh, maybe you don't give a crap. Maybe you're happy he's dead.

(Ilsa Brava réfléchit une seconde et lance au visage de Jane sa sous-tasse, qu'il esquive avec le sourire)

Jane: Maybe not.

Ilsa Brava
: I'd like you to leave now.

Lisbon: Good idea. Jane, enough fun. Let's go.

Jane (tendant sa tasse vide à Ilsa Brava): Thank you for the tea. Very tasty.



Extérieur
(Lisbon, Jane et Frye descendent les escaliers de l'appartement de Ilsa Brava)

Lisbon: Nice work.

Jane: She was hiding something. I wanted to see what it was.

Lisbon: And what'd you learn?

Jane: Well, it's early days.

Frye: She's got a good arm.

Jane: Did learn that.



Dans les bureaux du CBI
(Cho, Rigsby, Russell Bigelow)

Russell Bigelow:
I'm, I'm not so sure this is such a good idea I talk about this stuff. I, I, I'm just a researcher, you know?

Rigsby:
I... listen, Mr. Bigelow, we understand that you're frightened, but we really need to know what was in that speech.

Russell Bigelow:
You don't understand. Look, trafficking generates billions. I mean, there are governments behind this stuff. It's like these people can get to anybody. I mean, Hector's death already proves that.

Cho:
Then we can offer you protection, Russell. But only if you tell us what you know.

Rigsby:
If you don't help us, then all the work that you've done to stop these guys will be for nothing.

Russell Bigelow: Traffickers use quasi-legit businesses to launder their money around the world. I watch audit trails. We made a connection. That's what's in Hector's speech.

Cho: What connection?

Russell Bigelow:
Have you ever heard of the world anti-trafficking coalition?

Rigsby: One of the backers of the conference, right?

Russell Bigelow:
Yeah. A major charity. It's run by a guy named Christopher Lynch. They assisted us in shutting down a bunch of networks, but the trafficking continued. The money just went someplace else. So it took a while to trace it, but we found out the coalition is a front for a trafficking group. You know, they  used us to shut down their own competition, building themselves a monopoly. Here.

Rigsby: That the speech?

Russell Bigelow: My copy.

Cho: And why didn't you notify the authorities once you figured out what was going on?

Russell Bigelow: 'Cause Hector said that he wanted to denounce Lynch himself, in public. I said  it was too dangerous, but he just wouldn't listen.

Rigsby:
Did Brava ever mention anybody named Carmen to you?

Russell Bigelow: No. No, not to me. Why?



Dans les couloirs du CBI
(Hightower et Rigsby marchent)

Hightower: So Bigelow is saying that the people fighting human trafficking were traffickers.

Rigsby: Apparently.

Lisbon: All right. You and Cho go talk to this Lynch. See what he has to say for himself.

Rigsby: Okay, you got it.




Dans une salle de réunion de l'hôtel
(Cho, Rigsby, Christopher Lynch)

Lynch:
Are you guys joking? Because your humor's in bad taste. Hector was a close colleague and a good friend.

Rigsby: Who was planning to give a speech that would identify your coalition as a front for human traffickers, Mr. Lynch.

Cho: He named you specifically.

Lynch: Look, someone is leading you down the garden path, gentlemen. Okay, there's no basis of truth in this. Surely you can see that it's in the traffickers' interest to split us up, get us suspecting each other.

Cho: Looks like Brava went past suspecting you.

Lynch: Oh, please. Hector saw conspiracies everywhere. You know, he liked being in the spotlight.

Cho: We read the speech. It makes a pretty convincing case.

Lynch: Okay, look. We're gonna clear this up right now. I will have my lawyers give you access to all our records, and then you will see that the coalition has nothing to hide.

Rigsby:
Does the name "Carmen" mean anything to you?

Lynch:
No.

Rigsby: Can you think of anybody who'd want to kill Brava?

Lynch:
Oh, yeah, maybe only a few hundred people.I ju, uh, wait a second. One thing. Second night of the convention, I saw Hector having an argument with a man named Tariq Sharif outside the hotel bar, and for my money, the argument was about a woman.

Rigsby:
How could you tell?

Lynch: Because I know these guys, and they definitely weren't having a discussion about immigration policy.




Dans les bureaux du CBI
(Jane entre, Cho et Rigsby travaillent sur l'ordinateur)

Lisbon: How's it coming with Lynch?

Rigsby: Says a man called Tariq Sharif was fighting with Brava.

Van Pelt:
I'm checking for an I.D. on Sharif right now.

Rigsby: I took a look at the records that Lynch's lawyer e-mailed over. First glance, couldn't find  anything that supports Brava's accusations.

Cho: I checked Lynch's phone records. He made a single call right after we left the interview to an anonymous disposable cell.

Lisbon:
Does it say where it originated?

Rigsby: Here's the weird thing...

Cho: The call ends at a cell tower out in the middle of nowhere.

Lisbon: That is weird.

Rigsby: Right? So we figured maybe we'd go check it out.

Lisbon: All right.

Van Pelt:
Here we go. I got him. Here's Tariq Sharif.





Nuit, bar de l'hôtel
(Lisbon et Jane le traversent)

Lisbon: I'll see if anybody's seen Sharif. (Lisbon va vers le bar, Jane reste à l'écart)
(au barman) Excuse me.
(une jeune femme est interessée par Jane, lui est embarrassé mais flatté)
Have you seen him?
(elle revient vers Jane)
Up pool.

(Ils font quelques mètres, Jane s'arrête, une autre jeune femme au bar tapote le tabouret à côté d'elle en le ragardant, Jane sourit mais fait non de la tête)

Lisbon
(revient sur ses pas pour chercher Jane): What are you doing?

Jane (répond du tac au tac): Nothing.



Près de la piscine
(un homme portant des lunettes de soleil est attablé)

Lisbon:
Mr. Sharif?

Sharif:
Yes?

Lisbon:
We're with the CBI.

Frye (attablée avec Sharif): Agent Lisbon. Mr. Jane. Won't you sit down?

Jane: Well, don't mind if we do.

Frye: I was just telling Mr. Sharif that his spirit is troubled. There's a wrong that he burns to rectify.

Jane: Mm, interesting.

Sharif:
Hector was an old friend. I, uh, pushed him to take up the trafficking problem. Naturally, I feel responsible.

Jane: They're great glasses.

Jane:
Could, could I try those?

Sharif: Uh, no.

Jane (essayant d'attraper les lunettes de Sharif): Okay.

Lisbon: Mr. Sharif, why don't you take off the sunglasses? Now.

Jane: Oh! You got a... owie.

Sharif: It was a misunderstanding. He was drunk.

Lisbon: It didn't have anything to do with Ilsa, by any chance?

Sharif: It was nothing like that.

Jane: It was exactly like that.

Frye: You have a strong connection with Ilsa, a bond.

Jane: See?

Sharif: Ilsa and I were very close. Uh... By chance, we found ourselves here alone on the first night. I expressed my deep admiration for her. She returned my feelings but was afraid to act on it. Hector found out. Hypocrite that he is, he attacked me.

Lisbon:
How is he a hypocrite?

Sharif:  Because he was unfaithful to her.

Jane:  Mm. I did say.

Frye: You did.

Lisbon: Mr. Sharif, you were saying that Mr. Brava was unfaithful?

Sharif:  I'm a pacifist, not a coward. You don't strike me without repercussions. I went to his suite the night before he died to confront him. A woman was leaving.
(Flash back, une jeune femme descend précipitement l'escaler de l'appartement de Brava)
It wasn't Ilsa.

Lisbon: Was it someone from the conference?

Sharif: It wasn't that kind of woman. She was young, pretty, uh, cheap clothes. I assume she was a prostitute.

Frye: Carmen.




Extérieur nuit
(La plaque arrière d'une voiture éclairant une pancarte derrière un grillage)

"Keep out"

(Cho et Rigsby sont dans la voiture)
Cho: Far as I can tell, this is the only structure within a half mile of the cell tower Lynch's call stopped at.

Rigsby: Well, I don't see anything.

Cho: Nope. Not a thing.
(Ils descendent de voiture,)

Rigsby: Think they have dogs?

Cho: Probably.
(escaladent le grillage, marchent lampe de poche allumée dansun dédale de carcasses de voitures)

Rigsby:
Hey, listen.
(On entend,étouffés des appels de personnes)

Cho: There.
(Cho casse un cadenas sur un camion frigo, ouvre la porte et ils découvrent une vingtaine de femmes, d'enfants entassées)




Jour. Dans les bureaux du CBI, une salle d'interrogatoire.
(Lynch, Rigsby, Cho. Hightower et Jane sont dans la pièce voisine, ils assistent à l'interrogatoire)

Lynch:
You have misread the situation, agents. I am entirely ignorant of whatever it is that you are accusing me of.

Rigsby:
You're lying. We've got the phone records. You called your goons and told 'em to lock those women up so  your guys could escape.

Lynch:
I'm sorry. Goons? What goons? And records can be faked.

Rigsby: No, those women in the truck, that was you. Hector Brava, that was you, too.

Lynch: You're wrong. I weep for those poor souls you found. And as I said, Hector was a dear friend.

Cho: What about Carmen?

Lynch:
Who's Carmen? And where's my lawyer?


Hightower: Tough.

Jane:
Sociopath. Wolf among the sheep.

Hightower: He's a caught wolf now.
(Hightower et Jane sortent de la pièce, discutent en marhant vers les bureaux de l'équipe)

Hightower:
Phone call's enough to connect him to about 20 different felony charges, not even counting the homicide. He's going away for a long time.



(Jane s'arrête devant le bureau de Lisbon où se trouve Frye)
Hightower: She likes you, that one.

Jane:
Which one?

Hightower:
The blonde one.

Jane: What?

Hightower: And you like her.

Jane: Wha, I'm not so sure I know where this is headed.

Hightower:
You know exactly where this is headed. Do you ever consider dating again? Do you?


Jane:
How did we get to this point so quickly?

Hightower:
I'm just saying, I think it would be a good thing.

(Lisbon et Frye sortent du bureau, vont vers Jane et Hightower)
Lisbon: What would?

Hightower: Uh, charging Lynch with Brava's murder. How close are we?

Lisbon: A confession would help.

Jane: Well, why don't you ask one of her spirits? I'm sure they'll provide the evidence that's needed.

Lisbon: Where are you going?

Jane: This case is solving itself without me. I have errands to run.
(Jane s'éloigne)

Hightower: Lisbon.
(elle entraîne Lisbon)

Lisbon: Yeah.



(Jane attends l'assenceur, Frye le rejoint)

Frye: Christopher Lynch didn't kill Brava.

Jane: No. The emotion he was trying to conceal was contempt. Lynch didn't consider him worth killing.

Frye: A deeply evil man, but not one who committed this crime.

Jane: Mm.
(L'assenceur arrive, ils montent dedans)

Frye: What if I didn't say "spirits"? What if I said "instincts"? Would that be something you could accept?

Jane: Oh, well, maybe.

Frye: 'Cause they're telling me to come with you.

Jane: Are they? Why?

Frye: 'Cause the last time you spoke with Ilsa Engels, she threw a teacup at your head.

Jane: It was a saucer. It wasn't a teacup. And who said I'm going to see Ilsa Engels?

Frye: Tell me that you're not. She thinks well of me. I can communicate with her husband. And she'll only talk to you if I'm there.

Jane: Well, I guess I have no choice but to bring you along with me.

Frye: You think you manipulated me into coming with you, don't you?

Jane: No, I don't. I think you manipulated me into thinking I manipulated you into coming with me.
(Jane sort de l'asenceur le premier assez rapidement)




Chez Ilsa Brava
(Jane, Frye, Ilsa Brava)

Jane: Okay, I'm just gonna come straight out, and I'm gonna say I'm sorry for the, uh, obnoxious infidelity remarks earlier, and I humbly beg your forgiveness.

Ilsa Brava: Mm.

Jane: Sorry.

Frye: Would you mind talking to us a little bit about Tariq Sharif?

Ilsa Brava: He was drunk. He said things he shouldn't have said, and I excused myself from his company.

Jane: And then your husband punched him in the face.

Ilsa Brava: I didn't tell Hector to hit him, if that's what you're asking. I won't pretend I'm particularly sad that Hector punched him. He said things that he, he acted like a pig and an ass.

Jane: A pig and an ass? That can't be good.

Frye: We need to ask you again about the night before Hector died.
(Jane remarque une photo de mariage poséesur une table basse, mars 1997. Sourire espiègle de Jane.)

Ilsa Brava:
I, um... I had a department meeting. I stayed up in Berkeley.

Frye: And, um, is there any chance that a woman could've been visiting with Hector that night?

Ilsa Brava:
If Tariq said that, he's lying. He wouldn't dare say that if Hector was still alive. It's disgusting.

Jane (détachant chaque syllabe): Disgusting.




Extérieur jour. Dans le parc de l'hôtel.
(Jane et Frye marchen côte à côte)

Frye: Um, well, I, I guess I should go.

Jane: Okay. Well, I still have some business to attend to here, so, uh...

Frye: Yeah, I'm gonna catch a cab out front.

Jane: Okay.

Frye: Okay.

(Frye s'éloigne de quelques mètres)
Jane: Oh, nice call on the cherry blossoms, by the way.

Frye: How so?

Jane: The wedding photograph, March '97, D.C. March through to April is the annual Cherry Blossom Festival in D.C.

Frye: Patrick, you credit me with far too much cunning.

Jane: You're very good. Very compelling.

Frye: Thank you. I'll see you later.

Jane: Bye.

(Jane retourne vers l'hôtel)
Jane (coup de fil à Lisbon): Lisbon. Meet me at the hotel bar.




(Au bar de l'hôtel Jane boit un verre avec une jeune femme)

Jane: Cheers.
(à Lisbon qui arrive)  Oh, sweetheart, there you are. Join us. Uh, I've got us a room, and our friend here...
(Jane se tourne vers la femme assise à côté de lui)

Blonde assise au bar avec Jane: Novella.

Jane: Novella. She's gonna help us explore some boundaries.

Lisbon: No, she's not.

Jane: Work with me, Teresa.

(S'adressant à Novella)You're pretty, uh, well, you're pretty adventurous, right? Because my, my lady, she, she gets a little out there at times.

Lisbon: Gettin' there now.

Novella: Let's go upstairs and see. You just have to work things out with Howie.

Jane: Okay. Barkeep!

Barman: How can I help you? Another bottle of the good stuff?

Jane: Uh, no, thanks. Uh... you're the pimp?

Barman: Hey. Not nice.

Jane: Well, business manager, then.

Barman: Concerned friend.

Jane:
Whatever. We'd like to take our little soirée upstairs to a more private location. Novella says that we have to talk to you.

Barman: If it's gonna be the two of you, it's gonna be extra.

Jane (montrant Lisbon): Sure. She's paying.

Lisbon: I should probably tell you that I am Agent for the California Bureau of Investigation.
(Lisbon montre sa carte du CBI)

Novella: Oh, wow.

Jane: She has a gun, too. And handcuffs.

Barman: Whoa, whoa, whoa, whoa. This is entrapment. I want a lawyer.

Jane: What you want is to take a look at this picture and tell me if you recognize this man.
(Jane montre au barman une photo)

Barman: Nope. Never seen him. (Ne reconnaît pas Brava)
But that guy, him I recognize.
(Reconnaît Bigelow)
He was in here getting a girl just the other night.



Dans les bureaux du CBI, salle d'interrogatoire.
(Lisbon, Bigelow)

Bigelow: No. No way. Look, I might not be Denzel, but I do okay. Besides, I couldn't afford a prostitute on my salary, believe me.

Lisbon: Not for you. For your boss, Brava. Is that something you did a lot of, procuring women for him?

Bigelow: Wow. The man's dead. Are you seriously gonna drag his name through the mud like this?

Lisbon: I'm not looking to destroy anybody's reputation, Russell. I just need to know what happened.

Bigelow: Ilsa was back in Berkeley. He called me and said he needed me to do him a favor. He couldn't go down to the bar himself, because somebody would recognize him.

Lisbon: Somebody could've recognized you.

Bigelow: Nobody did. I was lucky.

Lisbon: It was hard for you.

Bigelow: Sure. Sure, it would've been easier if he didn't do it at all, but... Look, a, all I could do was just keep him from getting caught.

Lisbon: Is there anything you can tell us about the girl?

Bigelow: Uh... I think her name was... Claret.



Dans les bureaux du CBI.
(Van Pelt, Claret)

Claret: Claret. It's French.

Van Pelt: What did Brava mean when he said he wanted to make it regular?

Claret:
Well, I mean, not, like, actually regular, because he died and all, but every Thursday afternoon, it was gonna be. He had a place up in Oakland, he told me.

Van Pelt:
Do you have an address?

Claret: Sure. And a key, too.



Extérieur jour. Hector Brava's Oakland Townhouse.
(Cho et Rigsby arrivent à la maison de Brava)

Rigsby: I think it's this one on the left.

Cho:
Yeah.

(Dans la maison de Brava)
Rigsby: So would you ever, uh... You know...

Cho:
Pay for sex? No.

Rigsby: Yeah. It's weird, right?


Cho: Weird? No. Expensive.

Rigsby:
Hey. Check this out.

Cho:
"Carmen." Bingo.
(Carte de visite. "Therapeutic Massage. call Carmen  415.555.0168")




Bureaux du CBI.
(Cho, Rigsby, Jane, Lisbon)

Lisbon:
What do you got?

Cho:
Well, we tracked Carmen's phone number. It's an apartment rented to a Sally Alvarez.

Lisbon:
So "Carmen" was just a name she used for work?

Cho:
Mm. Alvarez has been picked up a couple times for soliciting, once for possession. She skipped on that apartment about a month ago, but her P.O. gave us an address that was good as of last week.

Lisbon:
Call Burnside. Tell him we're gonna pick her up.

Van Pelt:
Hey, boss. There was a Carmen Reyes who called Brava on his hotel phone twice the night before he died. Left her name on the hotel messaging system.

Cho:
There's no record of Sally Alvarez calling the hotel, home or cell.

Lisbon:
Where did the call originate from?

Van Pelt: Sunset Horizon Motor Court in San Desidera. A Carmen Reyes checked in two days ago. She's still there.

Lisbon: All right. Then we've got two locations to look for her at.

Jane:
Or we have two Carmens.

Lisbon:
Two Carmens?

Jane:
Two Carmens.

Van Pelt: What does that mean, two Carmens?

Jane:
Well, it means things are getting interesting.

Lisbon: Ah, well, as long as it's interesting for you.

Jane:
I'll go with Van Pelt.




Extérieur jour
(Jane accoudé au toit d'une voiture regarde le motel)

Jane:
There's just something about motels, old-fashioned and illicit, both at the same time.

Frye:
Is that an invitation?
(Frye arrive par derrière et surprend Jane)

Jane:
Whoa. Well, look at you, just showing up like a bad Penny.

Frye: I had a premonition you'd be here.

Jane:
Really?

Frye:
No. Lisbon told me.

(Van Pelt arrive)
Van Pelt: Upstairs. 204.

Jane:
Grace, you know Kristina?

Van Pelt: Yeah. Hi.

Frye:
Hi.

Van Pelt:
Did your psychic powers tell you to come?

Frye:
I did have an instinct you were about to get a break in this case.

Jane:
Oh, I think you might have just made Agent Van Pelt's day.

Van Pelt:
We're looking for Carmen Reyes. Actually, we have two addresses for her. This is just one of 'em. Her real name is Sally Alvarez.

Frye:
Wait a second. Sally Alvarez. I know that name. She communicated with me a short time ago. She's passed over.


Immeuble de Sally Alvarez
(Cho, Rigsby, Gardien immeuble de Sally)

Gardien immeuble :
I'm pretty sure she's still in there. Sally? Sally?

Cho: Open it up. Step back, sir.
(Le gardien ouvre la porte de l'appartement, Cho et Rigsby pénètrent à l'intérieur)
She's down.
(Téléphone à Van Pelt)



Van Pelt:
Hey, Cho.

Cho:
We found Sally Alvarez. She's been dead for about six hours. Blunt force trauma to the head.

Van Pelt: She's dead? Oh, my God. That's amazing.

Cho:
Why?

Van Pelt: Kristina Frye said Sally passed over. She predicted it.

Cho: She did?

Van Pelt
: Yes.

Jane:
Can I have that? (prenant le téléphone des mains de Van Pelt) Thank you. Cho, please do not believe this mystic mumbo jumbo. Gullible Grace buried the lead. I was right. There were two Carmens.

Cho:
There were?

Jane:
That's right, and we have the real one right here. Carmen Reyes. She claims to be Hector Brava's daughter.




Salle d'interrogatoire du CBI
(Van Pelt et Carmen Reyes. Jane, Lisbon et Frye dans la pièce voisine assistent à l'interrogatoire)

Carmen Reyes
(fille de Brava) : A year ago, my mother was diagnosed with cancer. Uh, it got bad very fast. She was gone in less than a month. Before she died, she told me Hector Brava was my father. And after the funeral, I wrote to him. I never heard back. I thought maybe he'd forgotten her. I wrote there was nothing I wanted from him, only to meet the man who was my father.

Van Pel
t: He still didn't answer?

Carmen Reyes: I saw somewhere that he was delivering a speech here. I thought I'd go confront him.

Van Pelt:
You were angry.

Carmen Reyes:
I wanted to talk to him.

Van Pelt:
Did you? When? The morning he died?


Carmen Reyes: The night before. I went to his suite.

Van Pelt: What happened?

Carmen Reyes:
He let me in. He was friendly, until I told him I was his daughter. He got very upset and angry. He said, I could not be his daughter. He said, he already met his daughter, and what kind of scam was I trying to play? He turned so pale and shook all over. He threw me out of the room and locked the door, so I left.

Van Pelt:
And that was last time you saw him?

Carmen Reyes: On the news, it said what happened. I didn't know what to do.

Van Pelt:
And what about the text message? Did you send that?

Carmen Reyes: I don't have a phone.



Jane:
So is she telling the truth?

Frye: I'm not sure. Brava's spirit is deeply conflicted. I can't get a clear reading.

Jane: What are you using, dial-up?

Lisbon: My question is, if she's telling the truth, why was Sally Alvarez pretending to be Carmen Reyes?

(Cho entre dans la pièce)
Cho: I talked to Bigelow. He kept a record of all work correspondences but didn't have anything to do with Brava's personal letters. There's no way to know if her story checks out or not.

Lisbon:
If Brava's her father, she's got motive.

Jane:
She's not the only one.
(Jane sort de la pièce)



Dans l'appartement de Ilsa Brava.
(Lisbon, Jane, FRye, Ilsa Brava)

Ilsa Brava: I could never have children. Is it true? Is she really Hector's daughter?

Lisbon:
We don't know, ma'am. She's agreed to take a paternity test. I think she might be telling the truth.

Ilsa Brava:
So you think she might be the one that killed Hector.

Jane:
Well, maybe... and then maybe it was you.

Lisbon:
I have to say, ma'am, I, it's pretty hard to believe that you didn't know about his behavior.

Ilsa Brava: Yes, I knew. Hector was a passionate and heroic man who devoted himself to helping others. His flaws were correspondingly oversized.

Lisbon:
And his behavior was okay with you?

Ilsa Brava:
I accepted it. The good in him outweighed the bad. If he'd told me, maybe I could've done something to prevent it. Maybe I could've saved him.

Jane:
What for? How could you not want to get away from his serial philandering, from the prison of your loveless marriage?

Ilsa Brava:
That's not true! I loved my husband, and he loved me!

Jane: Well, maybe we can get in contact with him now.

Ilsa Brava:
You could do that, couldn't you?

Jane: It would certainly clear up a few things.

Ilsa Brava:
Would you do that? Would you talk to my husband?

Frye: Yes, Ilsa.

Lisbon
(à Jane): What are you doing?

Jane: What does it look like I'm doing?




Dans le jardin de l'hôtel.
(Jane, Lisbon, Frye, Sheriff Burnside)

Jane: Okay, so Van Pelt is bringing Carmen. Rigsby's gonna bring Richard Bigelow. Cho is gonna pick up Tariq Sharif and Stacey. So we're all set.

Sherrif Burnside: What's all set for what?

Jane: We're all set for, uh, Kristina Frye to contact Hector Brava's spirit.

Frye: I need everybody connected with his passing.

Sherrif Burnside:
Okay. Well, uh, I guess...

Jane
(à Frye, à voix basse): Now listen, just make sure Brava's spirit has a thirst for revenge. He wants to put some kind of a curse on the killer,  you know what I mean? That kind of thing. And then I'll take it from there.

Frye: I can't do that.

Jane:
Yes, you can. It is a necessary lie.

Frye: I can only contact Hector Brava's spirit and speak as he wants me to. To do otherwise would be to abuse my gift.
(Frye s'en va suivie du Sheriff Burnside)

Lisbon: Everything okay?

Jane: Yep. Everything's good. It's perfect.




Dans l'appartement d' Ilsa Brava.
(Ilsa, Frye, Jane)

Ilsa Brava:
Are we starting now?

Frye: Almost.

Jane: I'll just get the door.
(Fait entrer, Bigelow, Carmen Reyes, Tariq Sharif, Claret)
Welcome. Come on in. Thanks for coming.

Frye: It was your husband's request.

Jane: Your husband's daughter.

(Tout le monde prend place)

Frye: Well, thank you all for coming. Patrick will be assisting me. So in order for this to work, I need everybody to be calm and focused. I want you to look at the candle in the center of the table. Focus on the flame and concentrate on Hector.
Now... he's here. I can feel him.
Hector...
Who do you wish to speak to?
The killer's here.
Know this, Hector Brava says... vengeance will come.
Your blood will spill... before the rising sun.
        

Jane (en transe): Ohh. I sense him.
I, I can almost see an image.
I, I, it's hazy.
Oh, it...
Ohh, it's as if it could just,

Frye: Hector. Hector, wait. Stop. Don't go. Show us who the killer is.

Jane: There it is.
A door.
"Employees only."
And an empty hallway.
Footsteps... close...
Close...
(Jane frappe du plat de la main la table basse devant lui. Bigelow, son voisin de droite rebondit sur sa chaise, tombe avec elle)

Cris des femmes de l'assemblée: Aah! Ugh! Oh!


Jane: I see you.

Bigelow: I'm sorry.
(Il relève sa chaise et reprend place)
Man, you scared me to death with that. Whew.

Jane: It's okay. You can relax, Bigelow.
It's over. I know it was you that did it.

Bigelow:
What, because I got frantic and fell out of my chair?


(Lisbon entre dans la pièce avec un policier en tenue)
Lisbon: Because you managed Brava's correspondence, you were the first one to read Carmen's letters, yes?

Jane:
You set Brava up on a date with Sally and had her pretend to be Carmen, and then you told Brava that he had sex with his own daughter.

Tariq Sharif:
Lord.

Jane:
And then the real deal showed up, so you faked Carmen's message, and when Brava walked through that service door, you killed him.

Lisbon: And you killed poor Sally Alvarez to cover your tracks.

Jane: Mm-hmm.

Frye: And now you'll pay for the crime you committed. Your blood will spill before the sun rises.

Jane: That part I'm not so sure about.



Bureaux du CBI
(Salle d'interrogatoire, Bigelow, Cho)

Bigelow: It came in the mail. Just out of the blue. Just a... letter describing an affair Brava had 20 years ago, naming the woman and the place. And that came from Carmen Reyes.

Cho: The real Carmen. That gave you all the facts you needed- things about the affair that only Brava and Carmen's mother would know. Right?

Bigelow:
Yeah.

Cho: So why'd you do it? Why put a man through that kind of suffering? Was it the money? Or did you just like having Brava in your power?

Bigelow: Do you know I've been running numbers on trafficking for Brava and setting him up on his dates for, like, five years? And do you think that he ever, ever thanked me? Said, "I'm sorry"? Said, "I'm gonna make this up to you one day, Russell"? I knew Sally from a whorehouse up in Northern California. I told her if she pretended to be Carmen, we could blackmail Brava and split the money. The letter just gave us everything we needed to make Brava think that she was the real deal. And he was not one for asking a whole lot of questions, so...

Cho: Then the real Carmen showed up.

Bigelow: Yeah. He called me as soon as she left his room, freaked. So I played dumb. But then the next morning, he called me and he said, "we need to talk." It was pretty clear he figured it out.

Cho:
And so you went to the hotel and texted Brava from the service hallway.

(Flashback, Bigelow envoie le sms à Brava, qui va au rendez-vous fixé croit-il par Carmen, Bigelow le frappe à deux reprises avec l'exticteur, s'enfuie)

Bigelow:
I just, I just wanted to keep him quiet.

Cho:
And Sally Alvarez? You had to keep her quiet, too, right?

Bigelow: You know, I was a really good researcher.

Cho:
I bet. Come on.



Bureau de l'équipe de Lisbon
(Van Pelt, Carmen Reyes)

Carmen Reyes: Agent Van Pelt, you wanted to see me?

Van Pelt:
Oh, yeah. Hi, Carmen. I just wanted to go over a few things in your statement. Let's go in the kitchen.
(Van Pelt et Carmen sortent du bureau, Frye entre, se dirige vers Jane qui est assis sur son canapé, lisant une livre)

Frye: So... Nice working with you.

Jane:
Yeah. Yeah, you were very good back there. Uh, you almost had me with the whole "I can't misuse my gift for fear of what might happen" bit.

Frye: I did what I said I would. I spoke the words the spirits told me to speak, nothing more.

Jane:
Really?

Frye:
Don't you know me by now? Don't you know I wouldn't lie about a thing like that?

(Hightower et Lisbon arrivent)
Hightower: Ms. Frye, thank you so much. We couldn't have closed this one without you.

Jane: Well, that's debatable.

Frye:
You're welcome.

Lisbon: Although I have to say it looks like the spirits got it wrong. I guess being dead doesn't make you infallible.

Frye: Well, what do you mean? The killer was caught, and justice was served.

Lisbon: Sure. But no blood was spilled. Look, he's right there.



(En arrière plan, Cho signe les papier pour faire emmener Bigelow par un policier, Carmen Reyes donne un coup de poing à Bigelow qui saigne)

Carmen Reyes:
Hey! Hey, hey! Murderer!

Jane: Oh, come on.



Extérieur nuit
(Frye et Jane sortent du batiment du CBI)

Jane: That was pure luck. Admit it.

Frye:
If you say so.

Jane: Oh, I know so. The dead are dead. You can't talk to them.

Frye: And yet I do.

Jane: Yeah... You're very good.

Frye:
I go this way.

Jane: Okay.

Frye: It was nice seeing you again.

Jane: You, too.
(Ils se serrent la main, Frye s'éloigne)

Frye: Bye.

Jane: Kristina?

Frye: Yes.

Jane: That's with a "K," right?

Frye: Yes.

Jane:
You wanna go get a coffee? I'll drink tea myself, but you can drink as much coffee as you want.

Frye: Yeah, I'd like that. I can't right now, though. I, I have to be somewhere else. Uh, maybe some other time?

Jane: Some other time.

Frye: Sorry, not "maybe." Definitely. Sometime soon. Call me.
(Frye s'éloigne, Jane reste sur place, un petit sourire aux lèvres)

 

 

The end

Kikavu ?

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